Philippines
Un Canadien décapité par les islamistes d'Abou Sayyaf
Des islamistes philippins d'Abou Sayyaf ont décapité un Canadien, ravivant les craintes pour la vingtaine d'otages détenus dans l'archipel par le groupe. La tête de la victime a été retrouvée devant une mairie de Jolo, une île de l'extrême sud des Philippines, et place forte du groupe islamiste. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, et les autorités philippines ont précisé que la victime était John Ridsdel, un retraité enlevé voici sept mois en compagnie d'un autre Canadien, d'un Norvégien et d'une Philippine.
Les quatre otages avaient été enlevés le 21 septembre à bord d'un yacht dans la marina d'un complexe hôtelier près de Davao, la grande ville de l'île méridionale de Mindanao. Alors que l'incertitude plane sur le sort des autres otages, Justin Trudeau a averti que son gouvernement « ne communiquerait aucune information pouvant compromettre les efforts en cours » pour libérer le Canadien toujours détenu.
Bangladesh
El-Qaëda revendique l'assassinat de militants gays
Une branche bangladaise d'el-Qaëda a revendiqué hier l'assassinat la veille de deux militants des droits des homosexuels, qu'ils ont accusés d'avoir travaillé à « la promotion de l'homosexualité » dans le pays. Les deux victimes Mannan, 35 ans, rédacteur en chef de Roopbaan, seul magazine de la communauté gay et transgenre du Bangladesh, et Mahbub Tonoy, 25 ans, militant gay qui collaborait également au magazine. « Ils travaillaient nuit et jour pour promouvoir l'homosexualité parmi les habitants de ce pays depuis 1998 avec l'aide de leurs maîtres, les croisés américains et leurs alliés indiens », a déclaré le groupe Ansar al-Islam sur Twitter. Le chef de la police nationale, A.K.M. Shahidul Hoque, a cependant affirmé à la presse que l'assassinat des deux hommes portait la marque des islamistes locaux.
Russie
L'assemblée des Tatars de Crimée classée « organisation extrémiste » par Moscou
La justice russe a classé hier en tant qu' « organisation extrémiste » l'assemblée des Tatars de Crimée, une communauté musulmane autochtone qui s'oppose au pouvoir de Moscou depuis l'annexion de mars 2014, entérinant ainsi son interdiction dans la péninsule. Les activités de cette assemblée, le Medjlis, sont déjà de facto arrêtées depuis le 13 avril, après une décision de la procureure de la Crimée Natalia Poklonskaïa, qui a accusé l'organisation de mener des « activités extrémistes » et de « déstabilisation ». Les Tatars de Crimée se sont en majorité opposés à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 après un référendum dénoncé comme illégal par Kiev et les Occidentaux. « Aujourd'hui a été mis en place un mécanisme permettant la répression de n'importe quel Tatar de Crimée qui déplaît aux autorités. Il suffit de le qualifier de partisan du Medjlis », s'est pour sa part inquiété le vice-président de l'assemblée, Nariman Djelial.


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