Dans l'ensemble des relations internationales, les relations culturelles françaises occupent depuis longtemps une place importante. Cela s'explique en grande partie par l'existence en France d'une volonté et d'une politique d'agir pour développer les liens culturels avec les autres nations et peuples, et pour leur faire connaître et apprécier la langue et la culture françaises. Divers individus et organismes agissent en France et à l'étranger pour atteindre ces buts. L'ensemble de leurs actes constitue l'action culturelle, qui couvre ainsi un vaste champ. Elle ne comprend pas seulement la politique des ministères chargés des relations extérieures, ni même du gouvernement français: elle comprend les interventions passées et présentes de tous les acteurs publics et privés qui, à des titres divers, expriment la culture française et agissent par la culture et pour la culture française à l'intérieur de l'Hexagone comme à l'extérieur, éventuellement pour atteindre aussi des objectifs non purement culturels dans le monde. L'action de la France a pour objet de développer les relations culturelles. Au sens large, cette action comprend la coopération scientifique et la coopération technique.
Les activités sont d'ordre scolaire et universitaire, mais nous n'allons pas nous limiter à ces secteurs qui sont connus depuis longtemps mais nous allons évoluer vers d'autres dimensions qui nous intéressent autant: le cinéma, la musique, le ballet, la chanson et la peinture sans nous attarder trop sur ces thèmes.
De prime abord, la télévision et le cinéma français restent une source importante de rayonnement. Sa créativité et son influence ne sont pas démenties. Quant à la création et à l'animation culturelles et artistiques à la télévision française, elles sont généralement bien considérées à l'étranger.
La musique connaît une sorte de révolution. La consommation musicale, la pratique instrumentale, l'enseignement, les conservatoires et les écoles ont accompli d'étonnants progrès. Des orchestres de niveau international, des chefs d'orchestre, des solistes, des ensembles de haute qualité, des festivals internationaux, des salles bien équipées et prestigieuses, des tournées très appréciées à l'étranger et localement, un Opéra de Paris devenu l'un des meilleurs du monde avec ceux des provinces : il y a là un foyer de rayonnement bien supérieur à tout ce qu'on a connu en France dans le passé.
Le ballet connaît une situation comparable et donne à la France une place très honorable à côté des Américains et des Russes.
La chanson française est bien servie par la radio et la télévision nationales ainsi que par les éditeurs et par la manière dont on renforce les modes et les nouvelles vogues françaises et étrangères, sans oublier les chaînes câblées qui sont sources d'information, de divertissement et de culture.
En peinture, si l'on s'en tient à des critères quantitatifs, on peut affirmer que la France, qui possède un nombre important, autour de milliers de peintres, avec un commerce d'une valeur annuelle appréciable et la solide organisation de son marché de peinture, de ses galeries, de ses fondations, de ses prix et de ses musées, avec le nombre de peintres étrangers qu'elle continue à attirer, a su rester au premier rang en parallèle avec les États-Unis et leur énorme marché. Toutefois Paris reste, par son climat et ses traditions formatrices, un terrain privilégié de création, de confrontations et de luttes: c'est en cela qu'il peut y avoir un rayonnement français en peinture. La sculpture est logée à la même enseigne.
Dans les arts décoratifs, la France a conservé ses traditions de haute qualité d'élégance et de raffinement, et le prestige mondial de ses productions. Elle reste au premier rang dans les arts du feu et de la table, dans la verrerie, la cristallerie, le vitrail, la faïence, la porcelaine. Il en est de même de la gravure des monnaies comme aussi dans l'orfèvrerie, les bijoux, l'habillement et les modes vestimentaires, surtout féminines, les parfums, les produits de beauté, «Paris reste toujours incontestablement la capitale de la mode et de l'esthétique».
D'autres domaines ont droit de cité aussi: la gastronomie et la restauration, où des concours locaux et internationaux sont organisés et les meilleur(e)s candidat(e)s retenu(e)s. La cuisine française, ses fromages, ses vins, ses alcools, ses spiritueux n'ont sans jamais été autant réputés, prisés, exportés, malgré la concurrence étrangère.
Citons enfin un domaine non négligeable pour l'action culturelle, dont la France occupe une très bonne place: celui des informations générales et des commentaires politiques. Non point tant à la radio et à la télévision. Mais dans la collecte et la fourniture de l'information mondiale de base. De même en ce qui concerne la richesse de présentation et les qualités des informations et commentaires écrits et parlés sur les événements mondiaux, la France possède, à côté de la presse écrite, des quotidiens et hebdomadaires de très haut niveau, achetés, lus, attendus dans de nombreux pays dans le monde.


Des ressortissants des anciennes colonies françaises par ingratitude envers la France civilisatrice ressassent et rabâchent que la France colonialiste et impérialiste avait inculqué aux petits Indochinois, aux Malgaches et autres Sénégalais que "leurs ancêtres sont les Gaulois". J'ai commencé à fréquenter l'école dès 1933, c'est à dire au temps du Mandat français. Tous nos livres de français provenaient de France. Dans certains textes, j'ai lu la phrase "Nos ancêtres sont les Gaulois". Où est le problème ? Je savais, dès mon plus jeune âge, que la phrase ne m'était pas destinée, le livre étant imprimé en France pour les Français, je ne voyais pas où était le péché mortel commis par le Haut-Commissaire de France au Levant ? Merci à la France éternelle.
18 h 09, le 28 avril 2016