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Économie

Une Fed asymétrique ou... carrément tordue

Les économistes et les marchés allouent une probabilité nulle à une hausse des taux à la réunion du 27 avril, encouragés en ce sens par plusieurs déclarations de membres du FOMC appelant à la prudence. Janet Yellen a mis en avant l'asymétrie des risques. D'un côté, si la croissance et l'inflation faiblissent, la Fed n'aura que peu de moyens pour y répondre. À l'opposé, si les conditions économiques s'améliorent plus vite que prévu, la Fed pourra facilement accélérer ses hausses de taux. Dans ces conditions, la Fed prendrait moins de risques à ne rien faire plutôt qu'à poursuivre la normalisation de sa politique. Telle est la thèse dominante aujourd'hui. L'asymétrie des risques, nous dit Janet Yellen, milite pour le statu quo. Cette thèse est source de confusion. D'abord, on peine à la réconcilier avec le mandat de la banque centrale. Ensuite, on voit mal quelle fonction de réaction justifie de laisser les taux directeurs à un niveau si bas alors que l'output gap a disparu et que l'inflation se redresse. La plupart des membres du FOMC ont de toute évidence été traumatisés par un début d'année pendant lequel les investisseurs ont « joué » les craintes les plus extrêmes. La Fed se dit qu'elle doit stabiliser les marchés financiers mondiaux, depuis l'indice S&P 500 jusqu'aux devises des pays émergents. Cela place la Fed devant une équation impossible à résoudre. La politique monétaire US a perdu en visibilité et, sans doute aussi, de ce fait, en efficacité.

Cet article est réalisé par Fidus

Les économistes et les marchés allouent une probabilité nulle à une hausse des taux à la réunion du 27 avril, encouragés en ce sens par plusieurs déclarations de membres du FOMC appelant à la prudence. Janet Yellen a mis en avant l'asymétrie des risques. D'un côté, si la croissance et l'inflation faiblissent, la Fed n'aura que peu de moyens pour y répondre. À l'opposé, si les conditions économiques s'améliorent plus vite que prévu, la Fed pourra facilement accélérer ses hausses de taux. Dans ces conditions, la Fed prendrait moins de risques à ne rien faire plutôt qu'à poursuivre la normalisation de sa politique. Telle est la thèse dominante aujourd'hui. L'asymétrie des risques, nous dit Janet Yellen, milite pour le statu quo. Cette thèse est source de confusion. D'abord, on peine à la réconcilier avec le...
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