Équateur
Une nouvelle secousse quatre jours après le séisme
Une nouvelle secousse a frappé l'Équateur dans la nuit de mardi à mercredi, quatre jours après le séisme le plus meurtrier d'Amérique latine depuis 2010, avec un bilan d'au moins 525 morts. Selon les autorités locales, cette secousse, dont la magnitude a été évaluée à 6,1 par l'Institut américain de géophysique (USGS), est une réplique du séisme de magnitude 7,8 qui a dévasté la côte Pacifique de l'Équateur samedi soir, le pire qu'ait connu le pays en près de 40 ans. Depuis samedi, plus de 400 répliques de diverses intensités ont été enregistrées, un phénomène qui pourrait se poursuivre pendant plusieurs jours, selon les experts. Plus de 900 secouristes, pompiers, médecins et spécialistes de 20 pays, dont la Colombie, le Chili, le Mexique, le Venezuela et l'Espagne, poursuivaient, hier, leur quête effrénée de survivants parmi les décombres. Environ 1 700 personnes sont encore portées disparues et plus de 4 600 blessées.
Espagne
Rajoy reçoit un président catalan, une première en deux ans
Le président de l'exécutif catalan Carles Puigdemont a été reçu, hier, à Madrid par le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, une première rencontre à ce niveau depuis presque deux ans, avec l'intention de renouer le « dialogue », même s'il entend toujours impulser l'indépendance de sa région. « J'y vais avec de la bonne volonté, en partant toujours d'un scepticisme raisonnable », a affirmé hier ce séparatiste aux commandes de la Catalogne depuis trois mois après avoir succédé à Artur Mas, un des impulseurs du processus indépendantiste catalan. Il y a peu à espérer de la rencontre, compte tenu des positions radicalement opposées de MM. Rajoy et Puigdemont, et de l'incertitude politique en Espagne, dirigée par un gouvernement sortant depuis les élections législatives du 20 décembre. Le pays semble condamné à de nouvelles élections fin juin, faute d'accord entre les partis pour la formation d'un gouvernement de coalition, incontournable compte tenu du morcellement du Parlement.
Justice
Breivik fait condamner la Norvège pour traitement « inhumain »
La justice norvégienne a donné raison, hier, à Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en 2011, en condamnant l'État pour traitement « inhumain » comme le demandait l'extrémiste de droite, maintenu à l'isolement depuis près de cinq ans. « L'interdiction des traitements inhumains et dégradants représente une valeur fondamentale dans une société démocratique. Cela vaut aussi pour le traitement de terroristes et d'assassins », peut-on lire dans le jugement du tribunal d'Oslo. « La cour (...) est arrivée à la conclusion que le régime carcéral implique un traitement inhumain de Breivik », en violation de la Convention européenne des droits de l'homme, a ajouté la juge Helen Andenaes Sekulic. Breivik a été condamné en août 2012 à 21 ans de prison pour avoir tué huit personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, puis 69 autres, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d'été de la Jeunesse travailliste.
Terrorisme
Au moins 64 morts à Kaboul, selon un nouveau bilan
L'attentat des talibans à Kaboul mardi a tué 64 personnes et en a blessé près de 350 autres, l'une des attaques les plus meurtrières à frapper la capitale afghane depuis la chute du régime islamiste en 2001. Un précédent bilan faisait état de 30 morts et plus de 320 blessés. Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières menées dans la capitale afghane depuis la chute en 2001 des talibans, qui combattent depuis le nouveau pouvoir civil et les soldats de l'Otan, en dépit des efforts récents du gouvernement pour mettre la table à des pourparlers de paix.
Soudan du Sud
Inquiétudes pour la paix en raison du retard de Machar
La communauté internationale se montrait très inquiète, hier, pour le processus de paix au Soudan du Sud après les retards répétés pris par le chef rebelle Riek Machar pour revenir dans la capitale Juba, où il doit prendre ses fonctions de vice-président. M. Machar a déjà repoussé deux fois, lundi et mardi, son arrivée à Juba en invoquant des « problèmes logistiques et administratifs ». Selon la rébellion, le retard serait notamment lié à la difficulté d'obtenir une permission de vol pour le chef d'état-major des rebelles, Simon Gatwech Dual, sous le coup de sanctions des Nations unies. Mais le gouvernement a affirmé que M. Machar aurait demandé à venir avec 200 soldats et de l'armement supplémentaires, en contradiction avec l'accord de paix.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef