Le patriarche Raï a reçu hier la visite du général Georges Qaraa.
Au lendemain du Conseil des ministres qui a chargé son chef, Tammam Salam, de régler le dossier du département de la Sécurité de l'État, le directeur de ce département, Georges Qaraa, a rendu visite au patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï. Il lui a expliqué la mission de l'organisme qu'il dirige ainsi que les causes de sa paralysie depuis plusieurs mois.
Le patriarche devait se féliciter de la mission de la Sécurité de l'État. Il a considéré ce département comme étant « fondamental dans l'éventail des services de sécurité libanais » et exprimé l'espoir d'un règlement « rapide » du dossier. Mais rien n'est moins sûr, étant donné la dimension politico-confessionnelle qu'a fini par prendre le conflit qui oppose le directeur général de la Sécurité de l'État à son adjoint, Mohammad Toufayli.
Une solution peut pourtant facilement intervenir à partir du moment où l'on se conforme aux textes qui régissent les rapports hiérarchiques et les mécanismes de décision au sein de ce département. Mais c'est là que le bât blesse. Les textes sont ignorés au profit d'un nouvel état de fait qui dure depuis des mois et qu'on essaie de consacrer, au risque de créer un précédent susceptible de s'étendre à d'autres services de sécurité, explique-t-on de sources qui suivent de près le dossier.
La paralysie dont se plaint le général Qaraa trouve son origine dans le fait que son adjoint chiite, dont l'autorité est strictement consultative – en ce sens qu'elle se limite à donner un avis ou une proposition au directeur général –, se refuse depuis des mois à assumer ce rôle, notamment pour ce qui a trait au déblocage des fonds nécessaires pour le fonctionnement du service. L'avis de ce dernier est sollicité pour les questions de recrutement, de promotion et de voyage seulement. Le ministère des Finances refuse à son tour de débloquer les fonds souhaités par la Sécurité de l'État tant que les demandes qui lui sont adressées en ce sens ne portent pas le paraphe du directeur adjoint.
Il est intéressant de relever que ce problème ne s'est posé qu'avec la vacance présidentielle. Il dure depuis presque un an. Dans le temps, le directeur général pouvait soumettre ses demandes au Conseil supérieur de la défense, que préside comme on le sait le chef de l'État, et préciser le cas échéant que c'est sur ou sans l'avis du directeur adjoint que sa requête était formulée. Le président donnait suite alors aux demandes qui lui étaient formulées, en les transmettant au ministère des Finances.
Depuis plusieurs mois, c'est un nouveau mécanisme de décision que ce ministère essaie donc d'imposer, en exigeant la signature du directeur adjoint et du directeur général sur les demandes qui lui sont transmises. Une décision qui a fini par être perçue dans les milieux chrétiens comme une tentative d'Amal et de la communauté chiite de contrôler ce service dirigé par un chrétien. Le conflit a vite fait de prendre une tournure politico-communautaire, comme l'a montré la polémique suscitée par ce dossier.
De mêmes sources, on se montre sceptique quant à la possibilité que le chef du gouvernement puisse le régler, parce que Tammam Salam voudrait sans doute ménager la chèvre et le chou, ce qui ne peut en aucun cas favoriser une solution.
Plus encore, on parle aujourd'hui de tentatives menées pour essayer de maintenir à son poste Mohammad Toufayli, qui est supposé prendre sa retraite en juin. Une rallonge de son mandat nécessite cependant l'accord du directeur général, mais de mêmes sources, on fait état de contacts qui sont entrepris afin de trouver une formule permettant la rallonge souhaitée sans l'aval du général Qaraa.


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ON LUI CREE DES PROBLEMES BIDONS GOUPILIOTES PUIS ON LUI DEMANDE DE LEUR TROUVER UNE ISSUE... NE LEUR JETTEZ PAS LE FROMAGE P.M. SALAM... NO SOYEZ PAS DAME LA -MARQUISE- QUI LEGALISE LA -MAINMISE- !!!
10 h 29, le 20 avril 2016