Rechercher
Rechercher

Liban - Présidentielle

Husseini propose l’élection d’un chef de l’État pour une période transitoire

L'ancien président de la Chambre a avancé hier trois propositions pour mettre fin à la vacance à la tête de l'État.

L'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, est sorti hier du mutisme dans lequel il s'est confiné pendant de longues années. Il a ainsi tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a longuement abordé tous les problèmes constitutionnels découlant du blocage présidentiel actuel ainsi que les issues possibles.
D'emblée, M. Husseini a critiqué la décision de la Chambre de proroger son propre mandat, en expliquant que d'un point de vue constitutionnel, cette démarche fait d'elle une « Assemblée dissoute » et que « l'expédition des affaires courantes relève du bureau du Parlement jusqu'à l'organisation de nouvelles législatives ».
Après avoir rappelé les cas dans lesquels une Chambre est considérée comme dissoute et les textes en rapport avec la vacance présidentielle, le prédécesseur de Nabih Berry a considéré comme « une atteinte à la Constitution par omission » le fait que la Chambre se soit abstenue d'établir une nouvelle loi électorale et comme une « violation flagrante de la Constitution » le fait qu'elle se maintienne en place à l'expiration de son mandat et qu'elle s'abstienne d'élire un nouveau président de la République.
Ce comportement est « un coup d'État contre le système constitutionnel », a-t-il poursuivi, en insistant sur le fait que les échanges d'accusations sur les responsabilités à assumer à ce niveau « ne changent rien à la réalité selon laquelle il y a eu un véritable coup d'État ».
Pour sortir de cette impasse, M. Husseini a proposé trois solutions. La première consiste à « organiser sans tarder les législatives en adoptant la proportionnelle comme mode de scrutin et en tenant compte des résolutions du dialogue national à ce sujet ». Selon lui, ce sont les « ambitions personnelles et sectaires qui empêchent, seules, l'application des résolutions du dialogue ».
La deuxième consiste, « pour en finir avec ce coup d'État, à s'entendre sur l'élection d'un nouveau président pour une période transitoire d'une année seulement, au cours de laquelle les législatives seront organisées sur la base d'une nouvelle loi électorale qui sera entre-temps votée et qui permettra à la nouvelle Chambre d'élire un nouveau chef de l'État pour un mandat entier ». Et d'expliquer : « Un président pour un mandat de six ans doit être élu par une Assemblée constitutionnelle et non pas par un Parlement dissout. »
Quant à la troisième solution, elle est, selon M. Husseini, « la plus dangereuse et la plus difficile ». « Elle implique un retour au peuple qui est la source de tous les pouvoirs, c'est-à-dire au collège électoral, dans le cadre d'une Constituante fondée sur une initiative populaire pour déterminer les mesures pratiques à prendre afin de rétablir le système. »

L'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, est sorti hier du mutisme dans lequel il s'est confiné pendant de longues années. Il a ainsi tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a longuement abordé tous les problèmes constitutionnels découlant du blocage présidentiel actuel ainsi que les issues possibles.D'emblée, M. Husseini a critiqué la décision de la Chambre de proroger son propre mandat, en expliquant que d'un point de vue constitutionnel, cette démarche fait d'elle une « Assemblée dissoute » et que « l'expédition des affaires courantes relève du bureau du Parlement jusqu'à l'organisation de nouvelles législatives ».Après avoir rappelé les cas dans lesquels une Chambre est considérée comme dissoute et les textes en rapport avec la vacance présidentielle, le prédécesseur de Nabih...
commentaires (2)

PROPOSITION STUPIDE...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 30, le 16 avril 2016

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • PROPOSITION STUPIDE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 30, le 16 avril 2016

  • Husseini propose l’élection d’un chef de l’État pour une période transitoire PROVISOIRE JUSQU'A QUAND ,TRANSITOIRE POUR QUOI FAIRE A L'OMBRE DE L'ARME PARALYSANTE DE LA MILICE DE DIEU? POUR SORTIR LE LIBAN DE SA CRISE IL FAUDRAIT PENSER AU MODELE KURDE EN IRAK :CHAQUE COMMUNAUTEE POUR SOI ET DIEU POUR TOUS.

    Henrik Yowakim

    05 h 05, le 16 avril 2016

Retour en haut