Golden State a bouclé hier la meilleure saison régulière de l'histoire de la NBA avec 73 victoires en 82 matches, mais les Warriors sont encore, pour beaucoup, dans l'ombre des Chicago Bulls 1995-96 de Michael Jordan.
Qui des Warriors de Stephen Curry ou des Bulls de Michael Jordan s'imposeraient dans une finale de rêve au meilleur des 7 matches ? Scottie Pippen, le fidèle lieutenant de Michael Jordan à Chicago dans les années 1990, n'a aucun doute : « Les Bulls (vainqueurs) en quatre matches. »
Le débat agite la NBA depuis des mois déjà, sans qu'il soit possible d'apporter une réponse définitive. Même les statistiques ne permettent pas de trancher. Le champion NBA en titre a gagné un match de plus que les Bulls en 1995-96 (72 v-10 d) et a amélioré au passage d'autres records établis cette saison-là par Jordan et ses coéquipiers comme celui du plus grand nombre de victoires à l'extérieur lors d'une saison régulière (34 contre 33).
Si Golden State a marqué plus de points (114,8 points par match, contre 105,2 pour les Bulls), Chicago en a concédé moins (92,9 points par match, contre 104,1 pour les Warriors) et a dominé ses adversaires avec plus d'autorité (26 matches remportés avec au moins 20 points d'écart, contre 15 pour Golden State).
Statistiques comparables
Si l'on décortique les statistiques et que l'on calcule l'indice Elo en prenant en compte les scores, écarts et autres données, comme l'a fait le site Internet spécialisé FiveThirtyEight, les Bulls tiennent la corde : ils ont fini la saison 1995-96 avec un Elo moyen de 1 817 avec une pointe hallucinante à 1853 lors du match n° 3 de la finale 1996 contre Seattle (108-86), tandis que l'Elo de Golden State est de 1 787 avec un plus haut à 1839 contre Boston (124-119) en décembre dernier.
Ces chiffres ne pèsent toutefois pas lourd face à des facteurs beaucoup plus subjectifs : la saison 1995-96 d'« Air Jordan » a laissé un souvenir impérissable, car il disputait sa première saison complète sur les terrains NBA après avoir pris sa retraite suite au meurtre de son père en 1993 et avoir tenté, sans succès, sa chance en baseball.
Même si les statistiques personnelles de Jordan et Curry sont comparables (30,4 points par match pour le premier contre 29,9 pour le second, 49,5 % de réussite au tir contre 50,2, 4,3 passes décisives par match contre 6,7), le meneur de Golden State, sacré MVP en 2014-15, ne fait pas autant rêver que son aîné. Jordan a d'ailleurs été le sportif à la retraite le mieux payé en 2015 avec 110 millions de dollars (98,5 M d'euros) dont 100 millions du géant Nike en royalties pour l'utilisation de son nom, selon une étude du magazine américain Forbes.
Selon une consultation réalisée par la chaîne de télévision ESPN, une écrasante majorité des Américains (77 %) considèrent les Bulls comme la meilleure équipe de l'histoire.
1077 paniers à trois points
« Baby Face » déroute ses adversaires par ses dribbles étourdissants et écœure la concurrence avec sa diabolique adresse à trois points, mais il n'a pas le charisme ni les muscles saillants d'un Jordan, LeBron James ou Kobe Bryant.
Plus encore que leur personnalité, ce qui différencie Jordan et Curry, les Bulls et les Warriors, c'est leur style de jeu. Quand les Bulls renversent leurs adversaires, les Warriors épuisent la concurrence avec des changements incessants de rythme et leurs paniers à trois points : lors de sa saison triomphale, Chicago n'en a ainsi marqué que 544, contre 1077 pour Golden State. Même Steve Kerr, pourtant le mieux placé pour donner son avis, n'arrive pas à trancher : « Je ne sais pas, c'est juste incroyable. Tout ce que je me dis, c'est que j'ai eu de la chance par deux fois de me trouver à la bonne place au bon moment », a souligné l'entraîneur des Warriors, coéquipier de Jordan à Chicago lors de la saison 1995-96.
Mais pour pouvoir vraiment rivaliser avec Chicago, Golden State doit maintenant aller jusqu'au bout et conserver son titre : lors des play-offs 1996, les Bulls avaient balayé Miami (3-0), les Knicks (4-1), Orlando (4-0) et Seattle (4-2).
(Source : AFP)
Programme des play-offs
Les play-offs NBA débutent le samedi 16 avril dans la soirée. Voici le programme complet et les horaires des différentes oppositions, selon l'heure de Beyrouth :
Conférence Est
Cleveland Cavaliers-Detroit Pistons
Match 1 : dimanche 17 avril à 22h00
Match 2 : jeudi 21 avril à 03h00
Match 3 : samedi 23 avril à 02h00
Match 4 : lundi 25 avril à 02h30.
Toronto Raptors-Indiana Pacers
Match 1 : samedi 16 avril à 19h30
Match 2 : mardi 19 avril à 02h00
Match 3 : vendredi 22 avril à 01h30
Match 4 : samedi 24 avril à 23h45.
Miami Heat-Charlotte Hornets
Match 1 : lundi 18 avril à 00h30
Match 2 : jeudi 21 avril à 02h00
Match 3 : dimanche 24 avril à 00h30
Match 4 : lundi 25 avril (horaire à déterminer).
Atlanta Hawks-Boston Celtics
Match 1 : dimanche 17 avril à 02h00
Match 2 : mercredi 20 avril à 02h00
Match 3 : samedi 23 avril à 03h00
Match 4 : lundi 25 avril à 01h00.
Conférence Ouest
Golden State Warriors-Houston Rockets
Match 1 : samedi 16 avril à 22h30
Match 2 : mardi 19 avril à 05h30
Match 3 : vendredi 22 avril à 04h30
Match 4 : dimanche 24 avril à 22h30.
San Antonio Spurs-Memphis Grizzlies
Match 1 : lundi 18 avril à 03h00
Match 2 : mercredi 20 avril à 04h30
Match 3 : samedi 23 avril à 05h30
Match 4 : dimanche 24 avril à 20h00.
Oklahoma City Thunder-Dallas Mavericks
Match 1 : dimanche 17 avril à 04h30
Match 2 : mardi 19 avril à 03h00
Match 3 : vendredi 22 avril à 02h00
Match 4 : dimanche 24 avril à 03h00.
Los Angeles Clippers-Portland Trail Blazers
Match 1 : lundi 18 avril à 05h30
Match 2 : jeudi 21 avril à 05h30
Match 3 : dimanche 24 avril à05
Match 4 : mardi 26 avril à 05h30.

