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Économie - Liban - Agriculture

Sit-in des éleveurs de volailles devant le ministère de l’Économie

Les éleveurs militent pour un arrêt des importations de volaille brésilienne et ukrainienne. Photo NNA

Des éleveurs de volailles et des producteurs d'œufs ont organisé hier un sit-in devant le ministère de l'Économie et du Commerce. Ils demandent au gouvernement de prendre des mesures pour empêcher « les importations illégales » qui menacent la filière au Liban.
« Nous exigeons l'arrêt des importations de volaille brésilienne qui pénètrent sur le marché depuis la Jordanie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », a déclaré le président du syndicat des éleveurs de volaille, Moussa Freiji, présent sur place. Le syndicat a également demandé « de doubler les taxes sur les volailles directement importées du Brésil ou d'Ukraine, où les coûts de production sont moins élevés qu'au Liban », ainsi que « l'arrêt de la contrebande d'œufs et de volaille en provenance de Syrie. » M. Freiji a enfin précisé que « plus de 10 000 familles dépendaient de la filière avicole libanaise, qui sont mises en difficulté par la baisse des prix de vente dans le secteur de la volaille provoquées par ces importations ».
Les membres du syndicat se sont ensuite réunis avec le ministre de l'Économie et du Commerce, Alain Hakim, qui a déclaré « travailler conjointement avec le ministère de l'Industrie pour protéger la production nationale dans le secteur avicole. » Il a également affirmé que ses services « étudiaient un moyen de protéger le secteur contre les importations illégales en renforçant la protection du consommateur contre la fraude et la contrefaçon. » Plus tard dans la journée, les représentants du syndicat se sont rendus au ministère de l'Agriculture pour faire part de leurs revendications.
Selon les douanes, les importations de viande de volaille brésilienne ont dépassé 18 millions de dollars en 2015 – soit 75 % de la valeur totale des importations annuelles de volaille – contre 3,1 millions pour celles en provenance des Émirats arabes unis (environ 12 % du total) et plus de 1,5 million de dollars de volaille ukrainienne (6 %) sur la même période. Les importations de ces produits en provenance de Jordanie ou d'Arabie saoudite ont été marginales sur cette période. Il n'existe aucune évaluation officielle du montant de la contrebande de volaille et d'œufs au Liban.
« Nous avions alerté les ministères de l'Économie, de l'Industrie ainsi que celui des Finances sur ces difficultés il y a deux ans sans qu'aucune mesure concrète ne soit prise », a également déploré M. Freiji, faisant référence à une série de réunions en juillet 2014. « À l'époque, nous avions demandé au syndicat de définir, chiffres à l'appui, les mesures qu'il estimait les plus adaptées pour protéger la filière, mais cette demande est restée lettre morte », indique à L'Orient-Le Jour une source au ministère de l'Économie et du Commerce.
P.H.B.

Des éleveurs de volailles et des producteurs d'œufs ont organisé hier un sit-in devant le ministère de l'Économie et du Commerce. Ils demandent au gouvernement de prendre des mesures pour empêcher « les importations illégales » qui menacent la filière au Liban.« Nous exigeons l'arrêt des importations de volaille brésilienne qui pénètrent sur le marché depuis la Jordanie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », a déclaré le président du syndicat des éleveurs de volaille, Moussa Freiji, présent sur place. Le syndicat a également demandé « de doubler les taxes sur les volailles directement importées du Brésil ou d'Ukraine, où les coûts de production sont moins élevés qu'au Liban », ainsi que « l'arrêt de la contrebande d'œufs et de volaille en provenance de Syrie. » M. Freiji a enfin...
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