Une photo amateur (de mauvaise qualité) prise lors des interpellations hier à Bruxelles, et diffusée par l’agence Belga, montre un homme les mains sur la nuque et tenu en joue par deux policiers placés derrière lui. Photo AFP
Après l'inculpation de suspects-clés au cours du week-end, l'enquête sur les attentats de Bruxelles et Paris se poursuit « activement », avec le placement en détention de deux hommes liés au commando du métro bruxellois et de nouvelles arrestations hier.
Une perquisition, menée dans la matinée dans une artère d'Uccle, commune cossue du sud de la capitale belge, dans le cadre de l'enquête ouverte en Belgique à la suite des attentats du 13 novembre à Paris, a débouché sur « l'interpellation de trois personnes », a annoncé le parquet fédéral belge. Le parquet n'a donné aucune information sur l'identité des personnes interpellées ni sur d'éventuels autres « résultats » de la perquisition, se bornant à indiquer qu'un juge d'instruction décidera aujourd'hui « de leur maintien éventuel en détention ». En début de soirée, des policiers aux visages cagoulés se trouvaient toujours devant le 175 de la rue de Stalle, la maison où s'est déroulée la perquisition.
L'enquête sur les attentats de Paris s'est très rapidement orientée vers la Belgique, où 14 personnes ont déjà été inculpées dans le dossier et d'où étaient originaires la plupart des membres des commandos. La connexion entre les deux tueries ne fait plus de doute depuis l'arrestation en fin de semaine dernière à Bruxelles de Mohammad Abrini, recherché depuis les attaques de Paris et qui a avoué être le troisième homme des attentats à l'aéroport de Bruxelles.
Sujet d'inquiétude
Par ailleurs, l'enquête sur les attaques dans la capitale belge s'est encore élargie hier avec l'inculpation pour « participation aux activités d'un groupe terroriste, assassinats terroristes et tentatives d'assassinats terroristes, comme auteur, coauteur ou complice » de deux hommes arrêtés samedi. Smaïl F., né en 1984, et Ibrahim F., né en 1988, « auraient un lien avec la location de l'adresse de la rue des Casernes à Etterbeek », une commune de Bruxelles, explique le parquet fédéral.
Selon les médias belges, il s'agit de deux frères, Smaïl et Ibrahim Farisi. Leur appartement a servi de point de départ à Khaled el-Bakraoui, le kamikaze de Maelbeek, accompagné d'Osama Krayem, un Suédois qui a été arrêté et inculpé le week-end dernier. Les deux frères ont « nettoyé » cet appartement dès le lendemain des attaques, a précisé le quotidien La Dernière Heure, selon qui des images de surveillance les montrent en train de « déménager plusieurs sacs ». Mais le compte n'y serait pas : un sac à dos porté par Osama Krayem reste introuvable.
Autre sujet d'inquiétude : malgré les arrestations de Salah Abdeslam, suspect-clé des attaques de Paris, de Mohammad Abrini ou encore d'Osama Krayem, le réseau jihadiste n'est peut-être pas encore totalement démantelé. Ainsi, selon une chaîne allemande, Salah Abdeslam avait récupéré trois hommes à Ulm : Amine Choukri, arrêté en même temps que lui, Osama Krayem et un individu encore inconnu. Enfin, selon la presse belge, Salah Abdeslam devait être interrogé hier, dans sa cellule de la prison de Bruges, sur son rôle dans la fusillade du 15 mars dans la commune bruxelloise de Forest.
(Source : AFP)


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