Les Golden State Warriors se sont imposés pour la première fois depuis 1997 à l’AT&T Center, stade des San Antonio Spurs. Et d’une pierre, deux coups : la franchise d’Oakland s’est également offert le record de victoires à l’extérieur lors d’une saison régulière, avec un 34e succès loin de sa base. Rien ni personne ne semblent devoir arrêter Stephen Curry et ses coéquipiers dans leur ascension vers la gloire. Ronald Cortes/Getty Images/AFP
L'impressionnante saison de Golden State a connu un nouveau sommet avec sa victoire dans la salle de son grand rival San Antonio, dimanche soir, qui lui permet de contester aux Chicago Bulls de Michael Jordan le titre officieux de meilleure équipe de l'histoire.
La semaine des Warriors avait débuté par une inquiétante et surprenante défaite, à domicile, face à Minnesota. Elle a pris fin sur un triomphe face à un rival direct pour le titre. Grâce à cette 72e victoire en 81 matches depuis le coup d'envoi de la saison 2015-2016 fin octobre, le champion NBA en titre, emmené par Stephen Curry (37 points), a égalé le record de victoires en une saison établi en 1995-1996 par les Bulls de Jordan (72v-10d). Les Warriors peuvent améliorer ce record en signant une 73e victoire, demain à domicile, lors de leur 82e et dernier match de la saison régulière contre Memphis.
La franchise d'Oakland s'est également offert le record de victoires à l'extérieur lors d'une saison régulière, avec un 34e succès loin de sa base, soit un de plus que les... Chicago Bulls de 1995-1996. Plus important encore, dans la perspective des play-offs où ils pourraient retrouver les Spurs en finale de conférence, les Warriors se sont imposés pour la première fois depuis 1997 à San Antonio alors qu'il restaient sur 33 défaites consécutives à l'AT&T Center, la plus longue série du genre en cours en NBA.
« On a encore faim »
Les Warriors ont également infligé à leurs grands rivaux leur première défaite dans leur salle depuis mars 2015, et les ont ainsi empêchés de devenir la première équipe de l'histoire à rester invaincue à domicile durant toute une saison régulière.
« C'est une victoire importante pour notre confiance. Si on devait affronter les Spurs fin mai (en finale de conférence), il faudra se souvenir de ce match », a insisté Curry. « Gagner autant de matches dans une saison quand on est champion en titre est incroyable : à chaque match, nos adversaires veulent nous faire chuter, mais nous sommes un groupe de joueurs très unis, prêts à se sacrifier les uns pour les autres », a-t-il souligné. « Même si le calendrier est difficile, cette victoire montre qu'on a encore faim », s'est réjoui le MVP (Most Valuable Player) de la saison 2014-2015, qui devrait conserver haut la main son trophée de meilleur joueur.
« C'est l'une des victoires les plus importantes de la saison, mais elle ne voudra plus rien dire quand les play-offs vont débuter », a prévenu son entraîneur Steve Kerr, coéquipier de Jordan à Chicago lors de la fameuse saison 1995-1996 conclue sur un titre.
« Un jour où tout marchait »
À six jours du début des play-offs, la conférence Est a désigné sa huitième et dernière équipe qualifiée : Indiana a écrasé Brooklyn et empoché son billet pour la phase finale grâce à sa 43e victoire. Du coup, Chicago ne participera pas à la phase finale, une première depuis 2008 pour les Bulls, décimés par les blessures cette saison et en quête d'une nouvelle identité sous la conduite de leur nouvel entraîneur Fred Hoiberg.
Dans la conférence Ouest, il reste deux billets pour trois équipes : Dallas a conservé sa 7e place (41v-39d) malgré sa défaite face aux Clippers, mais ne compte plus qu'une victoire d'avance sur Utah (8e, 40v-40d), qui a corrigé Denver dans sa salle grâce à l'impressionnante prestation de son pivot français Rudy Gobert (16 points, 14 rebonds et 6 contres).
Houston (9e, 39v-41d) est toujours en course après sa démonstration devant les Lakers. La star de la franchise de Los Angeles, Kobe Bryant, qui mettra un terme à sa carrière demain après 20 saisons en NBA et cinq titres, a pourtant inscrit 35 points. « C'était un jour où tout marchait, je me sentais bien en jambes, mon shoot a bien fonctionné », a remarqué Bryant, tout sourire, même si ses Lakers n'ont gagné que 16 matches cette saison, la pire de leur histoire.
(Source : AFP)
Les résultats
New York-Toronto 89-93
Indiana-Brooklyn 129-105
Miami-Orlando 118-96
San Antonio-Golden State 86-92
Philadelphia-Milwaukee 108-109 (a.p.)
Denver-Utah 84-100
Houston-LA Lakers 130-110
Washington-Charlotte 113-98
LA Clippers-Dallas 98-91

