Le prochain round de négociations intersyriennes, qui devait démarrer lundi prochain à Genève, commencera finalement le 13 avril, a annoncé jeudi le médiateur de l'ONU Staffan de Mistura, qui entend se rendre d'ici là à Damas et Téhéran.
"Je devrais être de retour le 12 ou le 13 au matin, ce qui veut dire qu'il est prévu que les discussions, en ce qui nous concerne, démarrent le 13", a déclaré M. De Mistura lors d'une conférence de presse à Genève.
Les opposants au régime du président Bachar el-Assad, rassemblés au sein du Haut comité des négociations (HCN), vaste coalition d'opposants politiques et de représentants des groupes armés, sont attendus le 11 ou 12 avril à Genève, a-t-il précisé.
La délégation de Damas arrivera, elle, le 14 ou 15, a-t-il ajouté. Des élections législatives sont en effet organisées par le régime le 13 avril et cinq membres de la délégation sont candidats à ce scrutin. Interrogé sur ces élections, il a affirmé que les seules élections sur lesquelles il ferait des commentaires seraient celles que les Nations unies espèrent mettre en place "et qui inclueront les réfugiés syriens".
Le précédent round de discussions a eu lieu du 14 au 24 mars à Genève et s'est terminé sans avancée concrète, en raison de l'insistance du régime à discuter de grands principes.
Jeudi, M. De Mistura a rappelé qu'à la fin du dernier round, il a demandé à ce que les prochaines discussions soient "concrètes" sur la transition politique en Syrie.
"Comme cette question est importante, je dois vérifier la position des parties prenantes internationales et régionales" pour voir si cela "peut conduire à des résultats concrets lors du prochain round de discussions", a expliqué l'émissaire spécial de l'Onu pour la Syrie.
"C'est pour cela que j'ai décidé (...) d'aller à Moscou (mardi 5 avril, ndlr) et je prévois de me rendre à Damas, Téhéran", pour rencontrer notamment le ministre des Affaires étrangères syrien, a-t-il ajouté. Il n'a en revanche pas demandé à rencontrer le président Bachar el-Assad. Il a également prévu de rencontrer des représentants turcs en Europe ces prochains jours.
Les pourparlers de Genève visent à mettre en oeuvre une transition politique pour sortir la Syrie d'une guerre qui a fait plus de 270.000 morts en cinq ans et des millions de réfugiés.
Selon la feuille de route de l'Onu, ils doivent aboutir à la mise en place d'un organe de transition d'ici l'été, puis à l'organisation d'élections législatives et présidentielle dans les 12 mois suivants.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine