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Agenda - Pr Roland Kassab

Hommage au professeur Marcel Nahas

Je ne parlerai pas du docteur Marcel Nahas, éminent professeur et un des piliers de la cardiologie libanaise, ni du maître qui a encadré des générations d'étudiants même dans les circonstances les plus critiques qu'a traversées notre pays ; mon témoignage dans ce domaine ne sera qu'un de plus et n'ajoutera rien à des compétences déjà reconnues. Ce sont les qualités humaines du professeur Nahas que je me permets de rappeler : homme de culture, il a su allier médecine et art, non sans ajouter un zeste d'humour qui l'a toujours caractérisé. Homme d'action, il a constamment travaillé dans l'ombre, dans la plus grande discrétion, mais aussi la plus grande efficacité : jamais de rouspétance, de grogne, même lorsque la charge de travail s'avérait incommensurable. Homme de distinction enfin, il a toujours incarné le parfait « gentleman », courtois, affable, honnête, d'une politesse inégalable : jamais de critique à l'égard d'un confrère, d'un membre du personnel hospitalier ou du patient, reflétant l'exemple même de l'application scrupuleuse de la déontologie médicale.
Doté d'un courage exceptionnel, le professeur Nahas a su confronter de manière héroïque, voire stoïque, la maladie qui le rongeait à petits pas depuis plusieurs années, et qui l'a contraint à arrêter toute activité professionnelle. Lors de ses dernières hospitalisations, ô combien nombreuses, il m'a paru d'une dignité à toute épreuve et ce, en dépit de la dégradation progressive de ses capacités physiques et intellectuelles.
La Rochefoucault a écrit : « La politesse de l'esprit consiste à penser des choses honnêtes et délicates. » Puisse cette valeur qui a constamment guidé les pas du maître nous servir d'exemple et de modèle à suivre dans nos actes quotidiens. Son souvenir restera à jamais gravé dans la mémoire de sa famille, notamment son épouse, ses deux enfants et ses petits-enfants qui l'auront assisté, de façon exemplaire pour le moins qu'on puisse dire, physiquement et moralement jusqu'à l'issue fatale, ainsi que dans celle de ses amis, élèves et collaborateurs dont j'ai l'honneur de faire partie, et surtout de ses innombrables patients à qui il a sauvé la vie. Il s'agit là d'une maigre consolation !...

Je ne parlerai pas du docteur Marcel Nahas, éminent professeur et un des piliers de la cardiologie libanaise, ni du maître qui a encadré des générations d'étudiants même dans les circonstances les plus critiques qu'a traversées notre pays ; mon témoignage dans ce domaine ne sera qu'un de plus et n'ajoutera rien à des compétences déjà reconnues. Ce sont les qualités humaines du professeur Nahas que je me permets de rappeler : homme de culture, il a su allier médecine et art, non sans ajouter un zeste d'humour qui l'a toujours caractérisé. Homme d'action, il a constamment travaillé dans l'ombre, dans la plus grande discrétion, mais aussi la plus grande efficacité : jamais de rouspétance, de grogne, même lorsque la charge de travail s'avérait incommensurable. Homme de distinction enfin, il a toujours incarné le...