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Liban - Les Archives Racontent...

En dépit du 1er avril, Antoine est (quand même) arrivé

Dans « L'Orient » du 2 avril 1967

Des calicots portant les inscriptions « Vive Antoine ! », « Bienvenue à Antoine ! », sur les trottoirs de la rue de Phénicie. Des « fans » transportant dans leurs voitures des pochettes de disque et des instruments de musique. Samedi 1er avril, 16 heures : ils attendent qu'on les emmène comme promis à l'AIB pour recevoir Antoine, la plus farfelue des idoles yéyé.
AIB, à 17 heures : « fans » impatients et méfiants, brandissant les mêmes calicots. Antoine n'est pas arrivé. M. Toros Siranossian, propriétaire de « L'Épi Club », harcelé depuis 7h du matin au téléphone par la presse, la radio, la télévision et les curieux et « mis dans le coup » par les « Quatre vents » de « L'Orient » pour le poisson d'avril le plus agité de Beyrouth, essaie de faire face à la situation. « Mais oui, vous l'aurez, Antoine, mais pas avant le 6 mai, et cette fois c'est juré, ce ne sera pas un canular ! »
Heureusement que le ciel s'est mis aussi hier de la partie et a permis de sauver la situation. Alors que les « fans » dépités s'apprêtaient à repartir, Antoine est arrivé à l'AIB, venant de Paris. Beaucoup moins musical, pas du tout yéyé et fermement décidé à ne pas « élucubrer » : M. Pinay, Antoine de son prénom.
Mais l'ex-président du Conseil français ne s'attendait certes pas à ces calicots couleurs d'avril pour le recevoir au Liban !

Des calicots portant les inscriptions « Vive Antoine ! », « Bienvenue à Antoine ! », sur les trottoirs de la rue de Phénicie. Des « fans » transportant dans leurs voitures des pochettes de disque et des instruments de musique. Samedi 1er avril, 16 heures : ils attendent qu'on les emmène comme promis à l'AIB pour recevoir Antoine, la plus farfelue des idoles yéyé.AIB, à 17 heures : « fans » impatients et méfiants, brandissant les mêmes calicots. Antoine n'est pas arrivé. M. Toros Siranossian, propriétaire de « L'Épi Club », harcelé depuis 7h du matin au téléphone par la presse, la radio, la télévision et les curieux et « mis dans le coup » par les « Quatre vents » de « L'Orient » pour le poisson d'avril le plus agité de Beyrouth, essaie de faire face à la situation. « Mais oui, vous...
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