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Moyen Orient et Monde - Négociations Sur La Syrie

Le Kremlin invite Damas à faire preuve de souplesse

Moscou s'indigne de « sales fuites » sur le sort d'Assad.

Des manifestations antirégime à Idleb. Khalil Ashawi/Reuters

La Russie a souhaité hier que le gouvernement syrien fasse preuve de souplesse dans les négociations entamées à Genève avec l'opposition. « Nous espérons que cette participation (de la délégation syrienne) se poursuivra de façon constructive et qu'elle fera preuve de la souplesse nécessaire, cela évidemment dans la mesure du possible », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, lors d'une conférence de presse. « Ces négociations doivent être ouvertes à tous (...) y compris aux Kurdes, pour mener à une solution réellement durable (...) et pour permettre aux Syriens de décider eux-mêmes de leur destin », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a démenti hier l'information diffusée la veille par le quotidien arabophone al-Hayat faisant état d'un accord entre Moscou et Washington sur le sort du président syrien Bachar el-Assad. « Nos partenaires américains ne peuvent pas remettre publiquement en cause ce principe (...) en vertu duquel le peuple syrien est seul à même de décider de l'avenir de la Syrie », a déclaré Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse. « À travers ces sales fuites qui déforment la réalité, on voit évidemment l'incapacité de Washington à contraindre certains de ses alliés dans la région et en Europe (...) à reconnaître au peuple syrien le droit souverain de décider de son destin et de choisir son dirigeant », a-t-il ajouté.
Selon l'article d'al-Hayat, le secrétaire d'État américain John Kerry a informé plusieurs pays arabes que la Russie et les États-Unis avaient conclu un accord de principe prévoyant le départ d'Assad à l'étranger dans le cadre du processus de paix.
M. Lavrov s'est entretenu hier au téléphone avec le secrétaire d'État américain John Kerry pour parler notamment des mesures visant à consolider le cessez-le-feu en Syrie, a annoncé la diplomatie russe dans un communiqué.

La Turquie accusée de soutenir l'EI
M. Lavrov a par ailleurs réitéré l'appel de la Russie à fermer la frontière turco-syrienne qui est « utilisée de manière active » selon Moscou pour l'envoi des militants islamistes en Syrie via la Turquie, ajoute-t-il. Cette question demande « la concordance des mesures nécessaires le plus vite possible, y compris via le Conseil de sécurité de l'Onu », selon le communiqué.
Dans le même sens, la Russie a accusé la Turquie d'armer l'État islamique (EI) en Syrie à travers des ONG turques qui passeraient de l'équipement en contrebande, dans une lettre au Conseil de sécurité publiée hier. « Le principal fournisseur d'armes et d'équipements militaires à l'EI est la Turquie, qui le fait par l'intermédiaire d'organisations non gouvernementales », a écrit l'ambassadeur de la Russie auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine, dans un courrier daté du 18 mars.

Paris accuse Damas de violer la trêve
De son côté, la France a accusé hier Damas de violer la trêve en Syrie par des bombardements aériens sur des civils et de saper les efforts de la communauté internationale pour une solution politique, dans une déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
L'attaque le 31 mars dans la banlieue de Damas, « qui a visé délibérément des civils, montre que le régime poursuit ses exactions et viole la trêve », a déclaré le porte-parole, Romain Nadal. « Cet acte abject vise à terroriser le peuple syrien et saper les efforts de la communauté internationale en faveur d'une solution politique », a-t-il souligné. La France « appelle le régime à cesser immédiatement toute attaque contre les civils et l'opposition modérée ». Au moins 33 personnes, dont 12 enfants, ont péri dans les frappes jeudi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane, ces frappes à Deir el-Assafir constituent « la plus grave violation du cessez-le-feu dans la Ghouta orientale », région située à l'est de la capitale Damas.
De plus, la France ne reconnaîtra pas un bureau de représentation des Kurdes syriens en France, son « seul interlocuteur légitime » étant la Coalition nationale syrienne, un groupe de l'opposition disposant d'un ambassadeur à Paris, a indiqué hier le Quai d'Orsay. « Il n'y a pas lieu de reconnaître une quelconque représentation des Kurdes syriens en France », a déclaré M. Nadal.
Enfin, l'armée américaine a annoncé hier avoir commencé à entraîner des « dizaines » de combattants de l'opposition syrienne pour lutter contre l'État islamique dans le cadre d'un remaniement de son programme. Il s'agit d'éviter les erreurs qui ont entaché les précédentes formations l'an dernier en Turquie, a précisé le colonel Steve Warren, porte-parole, basé à Bagdad, de la coalition internationale de lutte contre l'État islamique menée par les États-Unis.
(Sources : agences)

La Russie a souhaité hier que le gouvernement syrien fasse preuve de souplesse dans les négociations entamées à Genève avec l'opposition. « Nous espérons que cette participation (de la délégation syrienne) se poursuivra de façon constructive et qu'elle fera preuve de la souplesse nécessaire, cela évidemment dans la mesure du possible », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, lors d'une conférence de presse. « Ces négociations doivent être ouvertes à tous (...) y compris aux Kurdes, pour mener à une solution réellement durable (...) et pour permettre aux Syriens de décider eux-mêmes de leur destin », a-t-il ajouté.De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a démenti hier l'information diffusée la veille par le quotidien arabophone al-Hayat faisant état d'un accord entre Moscou et...
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« Nos partenaires américains ne peuvent pas remettre publiquement en cause ce principe en vertu duquel le peuple syrien est seul à même de décider de l'avenir de la Syrie » TOUT COMME LE PEUPLE ALLEMAND A DECIDEE DU SORT DE L'ALLEMAGNE NAZIE ECRASEE SOUS LES BOMBES AMERICAINES ET LES FUSEES DE L'ARMEE ROUGE? POUQUOI LA RUSSIE A T ELLE RENONCEE A L'EPOQUE CE PRINCIPE EN VERTU DUQUEL LES PEUPLES DOIVENT DECIDER DE L'AVENIR DE LEUR PAYS ? ET EN UKRAINE C'EST LE PEUPLE UKRAINIEN QUI A DECIDEE DU SORT DE LA CRIMEE? ET LE PEUPLE GEORGIEN OU TCHTCHENE DE L'AVENIR ET DE L'INTEGRITE TERRITORIALE DE LA GEORGIE OU DE LA TCHETCHENIE?

Henrik Yowakim

02 h 38, le 03 avril 2016

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  • « Nos partenaires américains ne peuvent pas remettre publiquement en cause ce principe en vertu duquel le peuple syrien est seul à même de décider de l'avenir de la Syrie » TOUT COMME LE PEUPLE ALLEMAND A DECIDEE DU SORT DE L'ALLEMAGNE NAZIE ECRASEE SOUS LES BOMBES AMERICAINES ET LES FUSEES DE L'ARMEE ROUGE? POUQUOI LA RUSSIE A T ELLE RENONCEE A L'EPOQUE CE PRINCIPE EN VERTU DUQUEL LES PEUPLES DOIVENT DECIDER DE L'AVENIR DE LEUR PAYS ? ET EN UKRAINE C'EST LE PEUPLE UKRAINIEN QUI A DECIDEE DU SORT DE LA CRIMEE? ET LE PEUPLE GEORGIEN OU TCHTCHENE DE L'AVENIR ET DE L'INTEGRITE TERRITORIALE DE LA GEORGIE OU DE LA TCHETCHENIE?

    Henrik Yowakim

    02 h 38, le 03 avril 2016

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