L’attentat à la voiture piégée a fait 7 victimes dans le sud-est de la Turquie. Ilyas Akengin/AFP
Un attentat à la voiture piégée a tué hier sept policiers et blessé 27 personnes à Diyarbakir, la plus grande ville du sud-est de la Turquie, à majorité kurde, a-t-on indiqué de source de sécurité locale. Sur les 27 blessés, 14 sont des civils et 13 des policiers.
Une violente explosion s'est produite près d'une gare routière située à plusieurs kilomètres du centre-ville au passage d'un car de police, selon cette source. Cette attaque survient à la veille d'une rare visite du Premier ministre Ahmet Davutoglu, qui a prévu de rencontrer les habitants de Diyarbakir et d'évaluer sur place les dégâts occasionnés par les combats. De nombreuses ambulances ont été dépêchées sur les lieux.
D'après les autorités locales, c'est un véhicule bourré d'explosifs télécommandé à distance qui a explosé. Les forces de sécurité turques mènent depuis plusieurs mois des opérations d'envergure contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans plusieurs quartiers de cette ville et dans le Sud-Est anatolien en général, où le PKK a lancé un « soulèvement » dans les zones urbaines. La Turquie vit en état d'alerte renforcée en raison d'une série inédite d'attaques depuis l'été dernier, attribuées aux jihadistes ou liées à la reprise du conflit kurde.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné hier l'attentat, confirmant le bilan et accusant les séparatistes kurdes. « Nous ne pouvons plus tolérer ça. Les pays européens et les autres pays, j'espère, peuvent voir le véritable visage derrière ces attentats », a déclaré le président turc lors d'un discours devant l'institution Brookings à Washington. Le président Erdogan ne décolère pas en raison du soutien apporté par la coalition internationale contre l'État islamique menée par les États-Unis aux combattants kurdes de Syrie que la Turquie considère comme une branche syrienne du PKK.
(Source : AFP)

