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Moyen Orient et Monde - Syrie

Selon Assad, les succès militaires de Damas faciliteront un accord politique

Les troupes du régime gagnaient du terrain hier face à l'EI dans le centre du pays.

Un soldat syrien regardant une inscription sur un mur où il est écrit « l’État islamique est là pour rester », hier, à Palmyre. Photo AFP

Les récents succès de l'armée syrienne avec le soutien de la Russie face aux jihadistes de l'État islamique (EI) ne peuvent qu'accélérer un règlement politique après cinq ans de conflit en Syrie, a déclaré Bachar el-Assad dans un entretien à l'agence de presse russe Ria diffusé hier.
Le président syrien a ajouté que la délégation gouvernementale syrienne a fait preuve de « souplesse » aux négociations de Genève « afin de ne pas laisser passer la moindre chance » de mettre un terme aux combats qui ont fait plus de 270 000 morts depuis mars 2011. « Le soutien militaire de la Russie, l'appui apporté par les amis de la Syrie et les succès de l'armée syrienne, tout cela permettra d'accélérer un règlement politique, pas le contraire », assure-t-il, estimant que l'Arabie saoudite, la Turquie, la France et la Grande-Bretagne avaient compté sur une défaite militaire de l'armée syrienne dans le but d'imposer leurs vues au gouvernement de Damas durant les négociations de Genève.
Parallèlement, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a déclaré hier qu'il « n'allait pas se plaindre » que les jihadistes de l'État islamique (EI) aient été chassés de Palmyre par le régime syrien, tout en estimant que cette victoire n'exonérait pas Damas de ses responsabilités. « On ne va pas se plaindre que Palmyre ne soit plus aux mains de Daech (acronyme arabe de l'EI). Palmyre, aux yeux de beaucoup, c'est un symbole », a déclaré Jean-Marc Ayrault, en visite à Alger. « Mais en même temps, quand Palmyre a été conquis par Daech, on ne peut pas dire que le régime de Damas ait été très défensif. On peut le regretter. Peut-être que s'il y avait eu à l'époque une réaction aussi forte, on n'en serait pas là, on aurait pu éviter la prise de Palmyre », a-t-il estimé.

Avancées du régime
Par ailleurs, les troupes du régime ont gagné encore du terrain hier face à l'EI dans le centre de la Syrie. Ainsi, de violents combats se poursuivaient entre forces prorégime et jihadistes aux environs d'el-Qaryatein, une localité à majorité sunnite tenue par l'EI et située à 120 km à l'ouest de Palmyre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Cherchant à renforcer ses positions dans la province de Homs, l'armée s'est emparée avant l'aube de collines surplombant el-Qaryatein qui comptait une minorité chrétienne et avait été la cible en 2015 d'enlèvements menés par l'EI qui y avait aussi détruit un monastère.
Outre el-Qaryatein, les troupes loyalistes veulent reprendre Sokhné, ville à l'est de Palmyre et où se sont retranchés les jihadistes après la reprise de la cité, selon une source militaire. Si le régime s'emparait de Sokhné, il serait aux portes de la province pétrolière de Deir ez-Zor, contrôlée en grande partie par l'EI. Et au cas où il s'emparerait d'al-Koum au nord de Palmyre, il arriverait à la lisière de Raqqa.
Le commandement militaire syrien a affirmé que Palmyre serait « la base à partir de laquelle s'étendront les opérations contre le groupe terroriste, notamment à Deir ez-Zor et Raqqa », le but étant de « mettre fin à l'existence » de l'EI en Syrie.
Pour Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie, « l'EI est évidemment plus faible que par le passé », mais « se battra avec beaucoup plus de détermination pour garder Raqqa, sa capitale de fait, et Deir ez-Zor, la plus grande ville qu'il contrôle en Syrie et sa porte vers l'Irak ».

(Sources : agences)

Les récents succès de l'armée syrienne avec le soutien de la Russie face aux jihadistes de l'État islamique (EI) ne peuvent qu'accélérer un règlement politique après cinq ans de conflit en Syrie, a déclaré Bachar el-Assad dans un entretien à l'agence de presse russe Ria diffusé hier.Le président syrien a ajouté que la délégation gouvernementale syrienne a fait preuve de « souplesse » aux négociations de Genève « afin de ne pas laisser passer la moindre chance » de mettre un terme aux combats qui ont fait plus de 270 000 morts depuis mars 2011. « Le soutien militaire de la Russie, l'appui apporté par les amis de la Syrie et les succès de l'armée syrienne, tout cela permettra d'accélérer un règlement politique, pas le contraire », assure-t-il, estimant que l'Arabie saoudite, la Turquie, la France et la...
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