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Moyen Orient et Monde - Syrie

Double offensive à Palmyre et Mossoul pour défaire l’EI

À Palmyre comme à Mossoul, les forces des régimes syrien et irakien ont lancé des offensives concomitantes pour mettre l’État islamique en échec. Photo AFP

Le groupe État islamique (EI) était la cible, hier, d'une double offensive contre ses fiefs syrien de Palmyre et irakien de Mossoul. Appuyée au sol par ses alliés – le Hezbollah et les forces spéciales russes –, l'armée syrienne, également soutenue par l'aviation russe, est entrée à Palmyre pour en chasser l'EI, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et une source militaire syrienne. Moscou a fait état de 146 frappes en trois jours contre des « cibles terroristes » dans cette région contrôlée par le groupe jihadiste depuis mai 2015. Les forces prorégime, qui ont lancé l'offensive le 7 mars, sont entrées dans Palmyre du côté sud-ouest, mais avancent « lentement en raison des mines » plantées par les jihadistes, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Elles sont également entrées du côté nord-ouest de la ville après avoir pris le contrôle d'une partie de la Vallée des tombeaux, a dit la source militaire.

Un officier russe tué
Un commando des forces spéciales russes dirige sur place les opérations et « intervient directement quand c'est nécessaire », selon une autre source sur le terrain. Selon les agences russes, d'ailleurs, « un officier des forces spéciales russes a été tué dans la région de Palmyre alors qu'il pointait des cibles des terroristes de l'EI pour les frappes des avions russes ». La date de sa mort n'a pas été précisée.
En soirée, l'artillerie syrienne continuait de bombarder les positions jihadistes, mais les soldats n'avançaient plus dans la cité en raison du danger des tireurs embusqués. Selon l'OSDH, 40 jihadistes et huit prorégime ont péri ces dernières 24 heures dans les combats à Palmyre, une cité vieille de plus de 2 000 ans classée au patrimoine mondial de l'humanité, où l'EI a détruit de nombreux trésors archéologiques. La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a affirmé que l'organisation était disposée « dès que les conditions de sécurité le permettront, à se rendre, aux côtés des responsables des antiquités syriennes, pour une mission d'évaluation des dommages et de protection du patrimoine inestimable de Palmyre ». Une reconquête de cette ville permettrait au régime de progresser plus à l'est dans le désert syrien vers la frontière avec l'Irak, contrôlée par les jihadistes.
De l'autre côté de la frontière, l'armée irakienne, soutenue par une coalition de milices et l'aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, a lancé une offensive pour reprendre Mossoul, deuxième ville du pays (Nord). La reprise de Mossoul, qui s'annonce difficile, est considérée comme l'objectif le plus important de la reconquête des territoires perdus durant l'offensive menée par l'EI en 2014 en Irak. Selon le commandement conjoint des opérations, plusieurs localités situées à une soixantaine de kilomètres de Mossoul ont été « libérées » durant l'opération.

(Source : AFP)

Le groupe État islamique (EI) était la cible, hier, d'une double offensive contre ses fiefs syrien de Palmyre et irakien de Mossoul. Appuyée au sol par ses alliés – le Hezbollah et les forces spéciales russes –, l'armée syrienne, également soutenue par l'aviation russe, est entrée à Palmyre pour en chasser l'EI, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et une source militaire syrienne. Moscou a fait état de 146 frappes en trois jours contre des « cibles terroristes » dans cette région contrôlée par le groupe jihadiste depuis mai 2015. Les forces prorégime, qui ont lancé l'offensive le 7 mars, sont entrées dans Palmyre du côté sud-ouest, mais avancent « lentement en raison des mines » plantées par les jihadistes, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Elles sont...
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