Bassma Kodmani, porte-parole du Haut Comité des négociations (HCN), à Genève mercredi. POOL/Martial Trezzini/AFP
Alors qu'un round des discussions indirectes, entamées le 14 mars à Genève, entre l'opposition syrienne et le régime de Damas, ont été suspendues hier soir, Bassma Kodmani, porte-parole du Haut Comité des négociations (HCN), vaste coalition d'opposants politiques et de représentants des groupes armés, fait le point pour L'Orient-Le Jour sur ce dernier round des négociations.
« À travers un échange de nombreux documents avec les Nations Unies, la délégation de l'opposition a présenté sa vision pour la Syrie de demain, ainsi que les principes fondamentaux qui doivent guider la transition politique », explique Mme Kodmani. « Nous avons peut-être posé des bases pour que des discussions de fond puissent avoir lieu lors du prochain round », avait déclaré auparavant l'opposante syrienne lors d'une conférence de presse à Genève. Mais pour l'instant, « nous n'avons pas eu ces discussions de fond », a-t-elle regretté.
De son côté, l'envoyé spécial de l'Onu, Staffan de Mistura, a dévoilé un document en 12 points dans lequel il expose, selon l'opposante syrienne, sa conception et sa vision des points de convergence entre l'opposition et le régime. Un document qu'elle juge « constructif ». Selon elle, « M. de Mistura pose les jalons de la prochaine session – qui devrait avoir lieu le 9 avril prochain – et qui devrait être entièrement consacré aux négociations sur la transition politique ». « Autrement dit, nous ne devrons surtout pas perdre notre temps à discuter des questions procédurales ou de principes de base qui existent dans tous les textes internationaux. Le document que l'envoyé spécial de l'Onu a préparé nous permet d'entrer directement au cœur du sujet, c'est-à-dire la transition politique », martèle Bassma Kodmani.
En annonçant la tenue du prochain round de négociations le 9 avril, l'Onu semble ne pas avoir plié face aux pressions de Damas qui voulait les retarder pour cause d'élections législatives fixées par le président Bachar el-Assad le 13 avril.
Bassma Kodmani dénonce la décision du régime syrien d'effectuer ce scrutin le 13 avril prochain, tout en tentant par la même occasion de reporter de deux semaines le prochain round : « Ces supposées élections ne sont reconnues par personne aujourd'hui. Les Nations unies ne reconnaissent pas l'existence d'une date concernant des élections qui ont un rapport quelconque avec le processus de négociation déjà en cours. »
Selon elle, ce scrutin annoncé par le gouvernement syrien « est en contradiction flagrante avec le processus des discussions fondée sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'Onu », votée fin 2015 et qui prévoit un processus mettant en place « dans les six mois une gouvernance crédible, inclusive et non sectaire », les modalités d'une nouvelle Constitution et « la tenue, dans les 18 mois, d'élections libres et régulières ».
Il est donc évident, selon Mme Kodmani, que « le régime syrien tergiverse pour gagner du temps ». D'où la nécessité, selon elle, de faire pression sur Damas pour aboutir à un résultat : « Sans une pression russe sur le régime, il y aura peu d'espoir pour avancer dans ces discussions lors des prochaines séances. »
Pour mémoire
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Je pense que supplier le héros Bashar peut encore faire de l'effet. On a essayé une méthode qui a foiré 5 ans durant ' quand les huluberlus nous disaient que c'était fini chaque fin de semaine , peut être que la supplication devant le héros Bashar pourrait aboutir. De toute façon le héros des résistances Bashar El Assad à depuis bien longtemps mangé son pain noir. Les huluberlus commencent à peine à goûter au leur . Hahahahahahahaha. .....
15 h 51, le 25 mars 2016