Réunion de travail à Londres pour le ministre de l’Intérieur Nouhad Machnouk. Photo Ani
La lutte contre le terrorisme, de même que la crise syrienne et ses répercussions sur le Liban, notamment la question des réfugiés syriens, ont été hier au menu des entretiens du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, qui clôturait une visite officielle de trois jours à Londres. Le ministre libanais a invité les autorités britanniques à soutenir le Liban pour faire face à la crise des réfugiés.
Évoquant le problème de l'aggravation de la situation sécuritaire à la lumière des attentats terroristes de Bruxelles, M. Machnouk a promis une nouvelle fois, dès son retour au Liban, de prendre des mesures restrictives visant à renforcer la sécurité à l'Aéroport international de Beyrouth. Accompagné de l'ambassadeur britannique Hugo Shorter et d'une délégation libanaise, le ministre de l'Intérieur a notamment rencontré le ministre d'État pour les Affaires du Moyen-Orient, Tobias Ellwood, et la ministre britannique du Développement, Justine Greening. « Le seul moyen pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme est de renforcer la coopération entre les différentes parties européennes, arabes et internationales », a estimé M. Machnouk.
Les discussions ont également porté sur la mise en œuvre des décisions de la conférence de Londres des pays donateurs, qui devrait permettre de lever des fonds pour aider des pays comme le Liban à faire face à la crise des réfugiés syriens. C'est dans ce cadre que l'ambassade de Grande-Bretagne au Liban a annoncé hier, dans un communiqué, l'octroi par les autorités britanniques aux Forces de sécurité intérieure d'un financement supplémentaire de 13 millions de sterlings. Elle a insisté sur la nécessité « d'élire un président libanais » et s'est dit prête « à travailler avec tout candidat qui aurait le soutien des Libanais ».

