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Liban - L’Éclairage

Les discussions autour de la Syrie désorientent le 8 Mars

La Parlement est censé tenir aujourd'hui sa 37e réunion consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République. Pas de surprise en vue. Les députés du Hezbollah et du bloc Aoun, ainsi que le chef des Marada, Sleiman Frangié, candidat du bloc du Futur, boycotteront la séance au moment où l'on constate depuis quelques jours un forcing international en direction de l'élection d'un nouveau chef de l'État.
La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, en visite avant-hier à Beyrouth, a insisté auprès de ses interlocuteurs libanais sur la nécessité, pour le Liban, de se doter sans tarder d'un chef de l'État et de redynamiser ses institutions, pour pouvoir accéder à des aides internationales, en leur expliquant que la vacance présidentielle et le blocage des institutions découragent les bailleurs de fonds potentiels du pays. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, attendu demain à Beyrouth pour une visite de 48h, doit également insister auprès des officiels libanais sur l'organisation de la présidentielle, sachant qu'il a déjà appelé le Liban à plusieurs reprises à se dépêcher de se doter d'un président.


Au Liban, on continue cependant de faire la sourde oreille à ces requêtes, comme en témoignera l'issue de la réunion parlementaire d'aujourd'hui, en attendant que se décante une solution en Syrie. C'est notamment le Hezbollah, que rien n'empêche normalement de se rendre au Parlement pour élire son candidat, Michel Aoun, à la tête de l'État, qui souhaite, comme on le sait, patienter pour voir quelle formule de règlement sera appliquée dans le pays voisin. Le Hezbollah considère pourtant que la situation y évolue à son avantage.
Il est cependant intéressant de noter que toutes les composantes du 8 Mars ne partagent pas le même optimisme. Le président de la Chambre, Nabih Berry, juge ainsi que les développements attendus en Syrie pourraient ne pas être forcément à l'avantage de la coalition auquel il appartient et qu'un rapprochement irano-saoudien pourrait lui faire perdre cet atout qu'est la présidentielle, en favorisant l'élection d'un candidat consensuel. Les craintes de Nabih Berry sont notamment justifiées par le fait que depuis quelque temps, on parle de plus en plus du recul des chances des deux candidats 8-Marsistes, Michel Aoun et Sleiman Frangié, d'accéder à la tête de l'État, en faveur d'un candidat indépendant qui ne ferait pas partie de la liste dite de Bkerké et qui inclut, rappelle-t-on, outre MM. Aoun et Frangié, l'ancien président Amine Gemayel et le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. De l'avis d'un observateur, d'ici à la 38e réunion parlementaire, les chances de Michel Aoun et Sleiman Frangié se seraient peut-être anéanties, si les discussions internationales autour de la crise syrienne avancent d'une manière qui ne correspond pas aux attentes du 8 Mars et notamment du Hezbollah. Ce dernier, soit dit en passant, ne serait pas opposé à un projet de cantons en Syrie – une des solutions envisagées – du moment que celui-ci favorisera l'émergence d'un canton alaouite tout le long de la frontière nord-est du Liban.


Mais on n'en est pas encore là et en attendant qu'une solution se décante en Syrie, au sein du 8 Mars, des efforts sont fournis pour souder de nouveau cette coalition que le dossier de la présidentielle a fini par secouer. Dans ce contexte, on apprend qu'un ancien ministre va jouer le rôle de médiateur entre Rabieh et Aïn el-Tiné, dans l'espoir de rétablir les ponts entre Nabih Berry et Michel Aoun. Une tâche qui semble difficile si l'on tient compte de la joute verbale à laquelle se sont livrés hier le président de la Chambre et l'ancien ministre Salim Jreissati au sujet de la présidentielle, chacun des deux camps attribuant à l'autre, mais sans le nommer, la responsabilité du blocage.


Salim Jreissati, qui s'exprimait au nom du bloc du Changement et de la Réforme, au terme de sa réunion hebdomadaire, a aussi annoncé que le courant aouniste envisage de recourir à la rue pour exprimer son ras-le-bol, mais que le timing et le lieu choisis pour cette mobilisation populaire restent sous étude.
Pendant ce temps, à Washington, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, essayait de plaider auprès de l'administration américaine la cause du Liban, soumis à des restrictions financières sévères imposées par les États-Unis dans le cadre de son combat contre le terrorisme. Si rien de concret ne s'est dégagé de ces entretiens, il reste que le ministre a appris par la bouche de ses interlocuteurs au département d'État que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont engagés à mettre fin à toutes les actions ciblant les Libanais installés chez eux.

La Parlement est censé tenir aujourd'hui sa 37e réunion consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République. Pas de surprise en vue. Les députés du Hezbollah et du bloc Aoun, ainsi que le chef des Marada, Sleiman Frangié, candidat du bloc du Futur, boycotteront la séance au moment où l'on constate depuis quelques jours un forcing international en direction de l'élection d'un nouveau chef de l'État.La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, en visite avant-hier à Beyrouth, a insisté auprès de ses interlocuteurs libanais sur la nécessité, pour le Liban, de se doter sans tarder d'un chef de l'État et de redynamiser ses institutions, pour pouvoir accéder à des aides internationales, en leur expliquant que la vacance...
commentaires (5)

CORRECTION ! MERCI : "Mâräoûn, dit le Petit caporal, et l’haSSine, dit Nabäâh...."

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

13 h 30, le 23 mars 2016

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Commentaires (5)

  • CORRECTION ! MERCI : "Mâräoûn, dit le Petit caporal, et l’haSSine, dit Nabäâh...."

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 30, le 23 mars 2016

  • ET POURQUOI LE CPL NE VIENT PAS AU PARLEMENT POUR L,ELECTION D,UN PRESIDENT ET METTE AINSI LE HEZBOLLAH... SON PRETENDU ALLIE QUI SE MOQUE DE LUI DEPUIS TOUJOURS ET L,UTILISE UNIQUEMENT POUR SES PROJETS... AU PIED DU MUR ???

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 33, le 23 mars 2016

  • Si le Hezbollah accepte la cantonalisation de la Syrie, pourquoi ne le ferait il pas pour le Liban aussi pendant que nous y sommes? Je doute que cette information soit vraie et justement je penses que si les négociations vont dans ce sens le Hezbollah a tout a perdre car il est possible qu'il se retrouve au Qalamoun la ou il a péché! Trump va s'en charger!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 32, le 23 mars 2016

  • Le jeu présidentiel doit surmonter ses réticences devant les unions contre-nature qui pourtant sont de règle dans ce bled, compte tenu du système clanique et confessionnel de ces Zaïîms. Et, dans le même temps, ce jeu doit respecter le serment de ne jamais glisser vers 1 quelconque négociation constructive pourtant exigée par la situation confessionnelle explosive de ce pays ! En théorie, si l'on fait référence aux déclarations pré-présidentielles, ces objectifs concomitants sont inatteignables. Et seuls quelques voltes hardies assorties d'accommodements avec les paroles données ; côté chréti(e)n ou musulm(ent)an d'ailleurs ; seraient de nature à faire sortir cette campagne indigène-indigeste montagnarde et rurale de l'impasse ! Mais, on le sait, impossible n'est pas libanais(h) ! Et ce "personnel"…. de chevrettes politiques compte quelques démineurs émérites et même plombiers assurément non-polonais que le monde entier pourrait envier à ces mêmes Libanais(h) ! Sans compter qu’on en voit qui salivent max déjà à l'idée d'en être, pour peu que certains n'en soient pas déjà. Il leur suffira, à ceux-là, de choisir de longues cuillères en tôle-tanak pour dîner avec le diable ! Et d'assaisonner de casuistique leurs habiles justifications chafouines. Mais on ne peut que leur faire méfiance. Et il ne serait pas si étonnant que Mâräoûn, dis le Petit caporal, et l’haSSine, dis Nabäâh, soient les auteurs de chevet de toutes ces indigènes biquettes levantines si indigestes.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 39, le 23 mars 2016

  • le hezbollah , soit dit en passant, ne serait pas opposé à un projet de cantons en Syrie – une des solutions envisagées du moment que celui Ci favorisera l'émergence d'un canton alaouite tout le long de la frontière nordest du Liban. POUR LE HEZBOLLAH COMME POUR TOUS LES FAUX CULS LE FEDERALISME EST MAUVAIS ET D'INSPIRATION ISRAELIENNE QUAND IL DERANGE LEUR PLANS HEGEMONIQUES,IL EST BON QUAND IL ARRANGE LEURS INTERETS STRATEGIQUES COMME LE CANTON DE L'ALAOUISTAN/CHIITE DANS LE NORDESTE DU LIBAN.. ET LES PAUVRES LIBANAIS SONT OBLIGEES,ARME ILLEGALE/TERRORISTE OBLIGE,DE GOBER TOUTES CES ABSURDITEES.

    Henrik Yowakim

    03 h 37, le 23 mars 2016

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