Les attentats de Bruxelles ont provoqué une série de condamnations au Liban où de nombreux responsables ont dénoncé le terrorisme et exprimé leur solidarité avec la Belgique.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a adressé des messages de condoléances et de soutien au président du Parlement européen, Martin Schulz, au président de la Chambre des représentants de Belgique, Siegfried Bracke, et à la présidente du Sénat belge Christine Defraigne.
Le ministre de l'Information Ramzi Jreige a estimé, dans une déclaration, qu'un « tel crime doit nous encourager à serrer les rangs pour lutter contre le terrorisme jihadiste dont le danger pèse désormais sur le monde entier et devrait être combattu sur tous les plans ».
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, est entré en contact avec son homologue belge Didier Reynders. Il a déclaré que « le Liban avait mis en garde contre le danger de la propagation du terrorisme dans le monde entier », mettant l'accent sur « la solidarité » du pays avec la Belgique. « Il faut que les pays du monde entier joignent leurs efforts pour lutter efficacement contre le terrorisme, notamment en empêchant son financement et en démantelant ses réseaux », a-t-il dit.
L'ancien chef de l'État Michel Sleiman a noté, sur son compte Twitter, que « le terrorisme est le même, de Nahr el-Bared à Bruxelles. Il faut en finir avec le groupe État islamique et ses résidus et c'est une responsabilité qui relève du Conseil de sécurité ».
L'ancien président Amine Gemayel, est, de son côté, entré en contact avec l'ambassadeur belge à Beyrouth, Alex Lenaerts, pour condamner les attentats terroristes de Bruxelles. M. Gemayel a invité « la communauté internationale à agir rapidement pour arrêter le bain de sang et éradiquer les cellules terroristes afin que le monde retrouve sa stabilité ».
Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a, pour sa part, déclaré que « les attentats terroristes qui ont visé des civils innocents dans des installations vitales en Belgique incarnent la violence et la haine », estimant que « ces crimes et ces attaques terroristes sont incompatibles avec toutes les valeurs religieuses et violent les principes moraux et humains les plus fondamentaux. Nous réitérons notre appel à tous les États pour établir un mécanisme de coopération internationale efficace afin de faire face aux défis de la propagation du terrorisme, qui traverse désormais les frontières des pays les plus sûrs et les plus forts et qui affecte le monde entier ».
Et d'ajouter : « Cela nécessite le développement de méthodes innovatrices et sophistiquées qui prennent en considération les causes de la propagation de ce fléau et développent les solutions nécessaires pour y mettre fin et combler toutes les lacunes dont profitent ces terroristes pour réaliser leurs crimes. »
Le Hezbollah accuse des puissances régionales
De son côté, l'ancien ministre Salim Jreissati a rappelé que « le Liban et le CPL ont déjà mis en garde à maintes reprises l'Europe contre les attaques terroristes. Nous avions déjà dit que les réseaux de sécurité actuels ne suffisent pas. Il faudra éradiquer le terrorisme à sa base ».
Pour sa part, le mufti de la République, Abdellatif Deriane, a estimé que « les musulmans au Liban et dans le monde sont des messagers d'amour et de paix ; ils sont tolérants et ouverts aux autres. Les attentats de Bruxelles constituent un crime qui n'a rien à voir avec la religion ou les valeurs de l'islam. Ces attentats terroristes perpétrés dans plusieurs villes du monde invitent à la coopération. Ce qui s'est passé à Bruxelles n'a pas secoué uniquement la Belgique mais le monde entier », a-t-il poursuivi.
Le parti Kataëb a, de son côté, souligné dans un communiqué que « cet acte lâche provient d'un grand réseau terroriste qui ne connaît pas de frontières et qui n'a ni foi ni loi ». Les Kataëb se sont dit « solidaires de la Belgique, un pays ami qui a beaucoup soutenu le Liban, notamment à travers la Finul et l'Union européenne ».
Le Hezbollah a, quant à lui, mis en cause, dans un communiqué, « les grandes puissances qui continuent à soutenir et à protéger les États qui parrainent le terrorisme ». Le parti s'est dit « solidaire de la Belgique et de son peuple », mettant en garde « contre le danger du terrorisme takfiriste (jihadiste) qui a pris le monde entier pour cible ». Il a fait assumer la responsabilité de ces attentats « aux puissances régionales qui soutiennent ces takfiristes sur les plans idéologique et financier. Le feu qui brûle actuellement l'Europe est le même qui s'est déclaré en Syrie et qui a été alimenté par certains régimes de la région ».
Enfin, le président du bureau politique de la Jamaa islamiya au Liban, l'ancien député Assaad Harmouche, a observé que « les attentats de Bruxelles portent préjudice en premier lieu aux causes arabes et musulmanes », estimant que « les fondamentalistes ne font pas la différence entre un combattant et une personne pacifique ou entre un agresseur et un agressé ».


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