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Nos lecteurs ont la parole - Sylvio Le Blanc

Et si le « Scexit » passait par le « Brexit »

Le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne (UE) se tiendra donc le 23 juin. Pour faire passer le « in » (maintien dans l'UE, mis à mal dans les derniers sondages), le Premier ministre conservateur David Cameron aura besoin du concours des Écossais, parmi les plus europhiles chez les Britanniques. Mais si les indépendantistes écossais sont malins, ils opteront tactiquement pour le « out » (sortie de l'UE). Pourquoi ?
Si les partisans du Brexit l'emportent le 23 juin, nous savons que le Parti national écossais (PNE) de Nicola Sturgeon en profitera pour tenir un second référendum sur l'indépendance de l'Écosse. Tous ceux qui ont voté non au premier, mais qui sont attachés à l'UE, pourraient être tentés cette fois de voter oui pour y retourner. Le PNE n'aurait besoin que de quelque 6 % de oui de plus qu'au premier référendum pour l'emporter. Considérant la popularité accrue du PNE (en 2015, il a remporté 56 des 59 circonscriptions écossaises lors des élections générales britanniques, contre 6 en 2010) et de sa cause depuis le dernier référendum, une victoire serait possible. Bref, en optant pour le « out », les indépendantistes écossais augmentent leur chance d'obtenir un « Scexit » maison. Et une fois l'indépendance acquise et bien digérée par Westminster, l'UE des 27 ne fera certainement aucune difficulté à l'accepter en son sein, aux mêmes conditions négociées par Cameron. L'UE n'aura pas tout perdu. Le Brexit entraînerait donc à terme la dislocation de la Grande-Bretagne. Sans l'Écosse, pourra-t-on encore la dénommer ainsi ? « Royaume-Désuni », peut-être ?

Sylvio LE BLANC
Montréal (Québec)

Le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne (UE) se tiendra donc le 23 juin. Pour faire passer le « in » (maintien dans l'UE, mis à mal dans les derniers sondages), le Premier ministre conservateur David Cameron aura besoin du concours des Écossais, parmi les plus europhiles chez les Britanniques. Mais si les indépendantistes écossais sont malins, ils opteront tactiquement pour le « out » (sortie de l'UE). Pourquoi ?Si les partisans du Brexit l'emportent le 23 juin, nous savons que le Parti national écossais (PNE) de Nicola Sturgeon en profitera pour tenir un second référendum sur l'indépendance de l'Écosse. Tous ceux qui ont voté non au premier, mais qui sont attachés à l'UE, pourraient être tentés cette fois de voter oui pour y retourner. Le PNE n'aurait besoin que de quelque 6 % de...
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Pas mal....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

07 h 55, le 23 mars 2016

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  • Pas mal....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 55, le 23 mars 2016

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