Mgr Matar célébrant la messe pour la Saint-Joseph.
À l'occasion de la Saint-Joseph, l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Paul Matar, a présidé hier une messe en l'église Saint-Joseph de La Sagesse, à laquelle ont assisté de nombreuses personnalités du monde politique, judiciaire, économique et social, ainsi que des professeurs et des étudiants du collège La Sagesse-Beyrouth. L'événement a été initié par le directeur de l'école, P. Jean-Paul Abou Ghazalé.
Rappelant que l'établissement scolaire fête cette année son 141e anniversaire, Mgr Matar a indiqué que son fondateur avait choisi le saint Joseph pour patron « afin qu'il protège les écoliers dans leur parcours, souhaitant qu'ils forment une famille fondée sur la connaissance et l'amour ».
Le prélat a déploré que « cet esprit de famille » n'existe pas au niveau national, regrettant que sévissent des divisions qui menacent l'unité du pays. « Les divisions frappent en profondeur le Liban », a-t-il indiqué, estimant que « chaque partie considère qu'elle n'a pas nécessairement le même destin que l'autre ». Or, a-t-il souligné, « un pays ne peut trouver de salut si son peuple ne ressent pas qu'il appartient dans toutes ses composantes à un même destin ». Mgr Matar a appelé dans ce cadre les Libanais à « adopter dans leurs relations l'esprit familial, seul capable de rassembler autour de l'amour ». Face aux dangers menaçants, c'est à cette condition que « la confiance en une patrie se bâtit » et que « les citoyens se considèrent comme de vrais frères et des partenaires d'un même destin, imposant au monde une vérité, celle que le Liban est un pays en soi et n'est la prolongation d'aucun autre », a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine