Le roi des épreuves combinées, l'Américain Ashton Eaton, a remporté sans surprise pour la troisième fois consécutive l'heptathlon des Mondiaux en salle, samedi à Portland.
Le natif de Portland, soutenu par 7 000 spectateurs tout acquis à sa cause, a enchaîné une sixième victoire de suite dans un grand rendez-vous (Mondiaux 2012 en salle à Istanbul, JO-2012 de Londres, Mondiaux 2013 en plein air de Moscou, Mondiaux 2014 en salle de Sopot, Mondiaux 2015 en plein air de Pékin).
Son triomphe avec 6 470 points devant l'Ukrainien Oleksiy Kasyanov (6 182 pts) et l'Allemand Mathias Brugger (6 126 pts) est d'autant plus beau que la veille, sa femme, la Canadienne Brianne Theisen-Eaton, avait décroché la couronne mondiale en pentathlon, son premier titre important.
« Quoi qu'il arrive ce samedi, ce titre de Brianne était le plus important pour moi », a-t-il assuré.
Les États-Unis ont remporté trois autres titres samedi et notamment celui du 60 m dames qui est revenu à Barbara Pierre (7' 02) devant la grande favorite, la Néerlandaise Dafne Schippers (7' 04). Au lancer du poids, Michelle Carter s'est imposée avec la meilleure performance mondiale de l'année à la clef (20,21 m), tandis que la revenante, la Néo-Zélandaise Valerie Adams, double championne olympique et quadruple championne du monde, a dû se contenter de la 3e place (19,25 m).
Enfin, le 800 m messieurs a été dominé par l'inattendu Boris Berian (1'45''83) qui a emballé la finale d'entrée et complètement déstabilisé le favori, le Qatarien Lusaeb Abdulrahman Balla, qui a dû se contenter de la 5e place.
Maslak confirme sur 400 m
« Venir de nulle part et gagner le titre mondial me montre que je suis dans la bonne direction », a admis Berian.
Le Tchèque Pavel Maslak a conservé son titre de champion du monde du 400 m avec un chrono de 45 sec 44/100e, devant le Qatarien Abdelalelah Haroun (45''59) et le Trinidéen Deon Lendore (46''17).
De son côté, le Chinois Dong Bin a offert à son pays une rare couronne mondiale dans les Mondiaux en salle, la troisième seulement de l'histoire.
Il a remporté le concours de triple saut en retombant à 17,33 m, devant l'Allemand Max Hess (17,14 m) et le Français Benjamin Compaoré (17,09 m) qui, lui, a fait le pari fou de changer de pied d'appel en janvier à quelques mois seulement des Jeux olympiques 2016 de Rio. Le titre féminin est revenu à la Vénézuélienne Yulimar Rojas, 20 ans, qui s'est imposée avec 14,41 m, devant l'Allemande Kristin Gierisch (14,30 m) et la Grecque Paraskevi Papahristou (14,15 m). Autre révélation du week-end, l'Italien Gianmarco Tamberi, sacré champion du monde à la hauteur à 23 ans, avec ses 2,36 m, devant le Britannique Robert Grabarz (2,33 m, à sa première tentative), l'Américain Erik Kynard (2,33 m, à sa deuxième tentative) et surtout le Qatarien Mutaz Essa Barshim, champion du monde en salle en 2014, seulement 4e (2,29 m).
(Source : AFP)


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