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Pour ses 120 ans, le Belem retrouve son lustre d’antan

Le trois-mâts, classé monument historique, est un fleuron du patrimoine maritime français.

Le salon du commandant du Belem. Jean-Sébastien Evrard/AFP

Le Belem, fleuron du patrimoine maritime français, a subi l'usure du temps et des hommes. Un programme de restauration de son luxueux mobilier d'époque a permis de lui redonner sa splendeur d'antan, juste avant que ce trois-mâts, classé monument historique, ne fête ses 120 ans.
Construit en 1896 à Nantes, le navire effectue 33 campagnes commerciales jusqu'en 1914, transportant dans sa coque d'acier des marchandises du Brésil, de Guyane et des Antilles. Victime de la concurrence des bateaux à vapeur, il est sauvé de l'abandon par le duc de Westminster qui le transforme en élégant yacht de croisière. Escalier à double révolution et pièces du mobilier fabriqués en bois d'acajou de Cuba, une essence très onéreuse devenue rare : le fortuné britannique « a fait de ce bateau un bijou », s'enthousiasme Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem, qui depuis 30 ans embarque des stagiaires à bord du navire-école, huit mois par an. « Utilisés au quotidien par l'équipage, les meubles d'origine étaient bien abîmés et il devenait urgent de les restaurer. (...) On a pu lancer ce programme (...) pile poil pour les 120 ans », souligne-t-elle.
Une bibliothèque, un bureau, un fauteuil en cuir et un meuble bar ont ainsi quitté début février le salon du commandant du Belem, d'à peine 15 m2, pour un toilettage aux Ateliers de la Chapelle, près de Cholet en Maine-et-Loire. Le bureau du capitaine avait été fendu en deux après avoir valsé dans le salon lors d'une tempête en 2014, puis avait été rafistolé avec les moyens du bord par le charpentier de marine du Belem. Sur le meuble, il a fallu « restituer les moulures qui avaient disparu, avec des acajous de Cuba, un bois aujourd'hui interdit à la vente mais qu'on avait en stock dans nos ateliers. On a dû faire refaire aussi toutes les clés de tiroir, toutes manquantes. Des clés complètement modernes, mais rééditées comme ce qui se faisait à l'origine », détaille Pierre Gilbert, responsable de l'atelier de restauration. Si une grande partie des zones rayées sont lissées et revernies, il n'est cependant « pas question d'éliminer toutes les traces de coups car elles racontent l'histoire du bateau », affirme l'ébéniste-restaurateur.
Revendu en 1921 au brasseur Arthur Ernest Guiness, le trois-mâts long de 58 mètres accoste en 1952 à Venise, où il devient navire-école, avant d'être racheté en 1979 par la Caisse d'épargne, qui créera un an plus tard la Fondation Belem. Son nouveau mobilier revenu à bord, le légendaire trois-mâts repartira le 31 mars pour sept mois de navigation, de Nantes à Brest, puis Marseille ou Tanger. Et reviendra le 4 juin dans la cité des ducs de Bretagne pour son 120e anniversaire et une grande parade sur la Loire.
(Source : AFP)

Le Belem, fleuron du patrimoine maritime français, a subi l'usure du temps et des hommes. Un programme de restauration de son luxueux mobilier d'époque a permis de lui redonner sa splendeur d'antan, juste avant que ce trois-mâts, classé monument historique, ne fête ses 120 ans.Construit en 1896 à Nantes, le navire effectue 33 campagnes commerciales jusqu'en 1914, transportant dans sa coque d'acier des marchandises du Brésil, de Guyane et des Antilles. Victime de la concurrence des bateaux à vapeur, il est sauvé de l'abandon par le duc de Westminster qui le transforme en élégant yacht de croisière. Escalier à double révolution et pièces du mobilier fabriqués en bois d'acajou de Cuba, une essence très onéreuse devenue rare : le fortuné britannique « a fait de ce bateau un bijou », s'enthousiasme Christelle de...
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