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Moyen Orient et Monde - Pédophilie

Dans l’œil du cyclone, Mgr Barbarin tient bon la barre. Jusqu’à quand ?

Une nouvelle affaire révélée par « Le Parisien » fragilise encore plus le prélat, et les appels à sa démission se font pressants.

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, au cœur d’une tempête liée à des crimes pédophiles, bénéficie jusqu’ici d’un soutien sans faille aussi bien de l’épiscopat français que du Vatican. Éric Cabanis/AFP

La révélation d'une nouvelle affaire de prêtre coupable d'agressions sexuelles fragilise encore le cardinal Philippe Barbarin, au cœur d'une tempête liée à des crimes pédophiles qui vaut à ce haut prélat de l'Église de France des appels pressants à la démission.
« Abus sexuels au sein de l'Eglise : l'affaire de trop. » Le quotidien populaire Le Parisien barrait sa une hier de ce titre fracassant, après avoir rapporté la veille de nouveaux soupçons à l'encontre du médiatique et controversé archevêque de Lyon. En cause cette fois, non pas un scandale de pédophilie, mais une « promotion » que le journal accuse Mgr Barbarin d'avoir accordée il y a trois ans à un curé reconnu coupable d'agressions sexuelles sur des étudiants, tous majeurs. Condamné en 2007 à un an et demi de prison avec sursis, le prêtre, aujourd'hui âgé de 55 ans, avait été muté du diocèse de Rodez, dans le sud de la France, où les faits avaient été commis, à celui de Lyon. D'abord vicaire puis curé d'une paroisse, il a ensuite été en 2013 « promu doyen, en charge donc de plusieurs paroisses, par le cardinal » Barbarin, dénonce Le Parisien.
L'épiscopat français a réagi en arguant que cette affaire n'avait « rien à voir » avec un scandale pédophile et en contestant que le prêtre condamné ait été « promu ». « Il a aujourd'hui des responsabilités de formation », a relativisé le porte-parole des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas. « Il s'agit d'un prêtre qui a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour des gestes déplacés sur des majeurs. Pour nous, il s'agit de l'histoire d'un homme qui a été coupable de faits qui ont été jugés », a-t-il fait valoir.
Cette nouvelle affaire tombe néanmoins au plus mal pour Philippe Barbarin, déjà visé par deux plaintes pour non-dénonciation de prêtres pédophiles, et lui a valu de nouveaux appels à la démission de la part du gouvernement français. « Évidemment, c'est la moindre des choses », a martelé hier la secrétaire d'État Juliette Méadel, interrogée sur la nécessité pour le prélat de « partir ». Le Premier ministre Manuel Valls avait déjà appelé, deux jours plus tôt, Mgr Barbarin à « prendre ses responsabilités ».

« Rappelle-toi, Barbarin »
L'archevêque de Lyon est éclaboussé depuis quelques semaines par un scandale d'agressions sexuelles commises sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991 par un prêtre de la région, le père Bernard Preynat. Ce dernier, resté en activité jusqu'en août 2015, a été inculpé le 27 janvier après avoir reconnu les faits. Ses victimes ont porté plainte pour « non-dénonciation » contre plusieurs responsables du diocèse, dont Mgr Barbarin, qui a reconnu avoir été informé en 2007 de ses agissements.Suite à la médiatisation de l'affaire, un homme victime d'un autre prêtre, au début des années 1990, a porté plainte à son tour contre Mgr Barbarin, lui reprochant de ne pas avoir agi quand il l'a informé de son cas en 2009. Sans viser nommément le prélat, la justice française a ouvert deux enquêtes préliminaires suite à ces plaintes. Âgé de 65 ans, homme à la santé fragile, Mgr Barbarin a bénéficié jusqu'ici d'un soutien sans faille aussi bien de l'épiscopat français que du Vatican.
« Rappelle-toi, Barbarin », titrait hier en une le quotidien de gauche Libération, accusant de « christianisme à géométrie variable » le cardinal, qui avait mis en avant la protection des enfants pour dénoncer en 2013 la légalisation du mariage homosexuel.
(Source : AFP)

La révélation d'une nouvelle affaire de prêtre coupable d'agressions sexuelles fragilise encore le cardinal Philippe Barbarin, au cœur d'une tempête liée à des crimes pédophiles qui vaut à ce haut prélat de l'Église de France des appels pressants à la démission.« Abus sexuels au sein de l'Eglise : l'affaire de trop. » Le quotidien populaire Le Parisien barrait sa une hier de ce...
commentaires (2)

Dans l’œil du cyclone, Barbarin tient bon la trique à la main ! Jusqu’à quand ? Jusqu'à ce qu'il subisse lui-même des "attouchements"....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 39, le 18 mars 2016

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Commentaires (2)

  • Dans l’œil du cyclone, Barbarin tient bon la trique à la main ! Jusqu’à quand ? Jusqu'à ce qu'il subisse lui-même des "attouchements"....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 39, le 18 mars 2016

  • De quoi se mêlent Juliette Méadel et Manuel Valls? S'ils estiment Mgr. Barbarin coupable, qu'on le juge, mais qu'on ne le condamne pas avant jugement. - "Doyen" n'est pas un titre honorifique, mais une simple fonction de coordination entre curés d'une petite zone. - Dans la phrase: "Mgr Barbarin, qui a reconnu avoir été informé en 2007 de ses agissements", il aurait fallu écrire: "agissements PASSES", les faits remontant à plus de 20 ans. - Enfin, dans la troisième affaire mentionnée, il n'aurait pas été juste de condamner un prêtre sur une seule dénonciation, sans preuves (qu'à ma connaissance, il ne possède toujours pas). Le Cal Barbarin gêne notre pouvoir socialo-maçonnique qui n'hésite pas devant les coups les plus bas.

    Yves Prevost

    07 h 35, le 18 mars 2016

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