La Renault RS16 dans sa nouvelle livrée. Un clin d’œil à l’histoire de la marque au losange. Paul Crock/AFP
Renault a dévoilé hier soir à Melbourne la livrée définitive de sa nouvelle F1, la RS16 à dominante jaune, les couleurs historiques de la marque au losange, posée sur une grande planche de surf, ce qui a aussitôt créé le buzz sur les réseaux sociaux. Pour faire bonne mesure, les deux pilotes titulaires, le Danois Kevin Magnussen (23 ans) et le débutant britannique Jolyon Palmer (25 ans), sont arrivés sur scène en polo noir... et short de surf jaune. Une manière pour Renault Sport F1, le nom de l'écurie née du rachat de Lotus, de faire un clin d'œil au pays où le surf est roi, bien plus que la F1.
La RS16 avait choisi un noir très élégant, avec des touches de jaune, pour faire son lancement le 3 février à Guyancourt (région parisienne) puis ses débuts sur la piste de Barcelone, lors des essais hivernaux. Elle a changé complètement de robe pour le Grand Prix d'Australie, dix ans après le dernier sacre de Fernando Alonso dans une Renault F1 globalement jaune.
« Ce soir, le sujet c'est la saison à venir, et la couleur est importante. Ça dit beaucoup de choses sur notre identité et nos valeurs », a affirmé le directeur général de Renault Sport F1, Cyril Abiteboul. « Nous avons choisi quelque chose d'un peu différent », a-t-il précisé, en faisant allusion aux robes majoritairement noires ou grises de plusieurs écuries (Mercedes-AMG, McLaren, Force India, Haas). « Je trouve que ça fonctionne bien, a dit Abiteboul. Nous avons choisi le jaune car c'est la couleur de Renault depuis 1946. Nous sommes fidèles à notre histoire. »
Cette livrée jaune, qui tire même sur le doré à certains endroits, rappelle aussi celle de la Renault RS01, le coupé très sportif de la marque française, lors de son lancement. Les ailerons avant et arrière sont noirs et le choix de la peindre en mat a aussi permis de gagner du poids : un demi-kilo, selon le magazine britannique Autosport.
(Source : AFP)
Delétraz, Leclerc, Alesi, la prochaine génération se prépare
Trois jeunes pilotes, le Suisse Louis Delétraz, le Monégasque Charles Leclerc et le Français Giuliano Alesi – le fils de Jean Alesi –, ont mis un coup d'accélérateur médiatique à leur carrière. Ils représentent la génération d'après, sur une longue liste d'attente. Côté français, Pierre Gasly, pilote de réserve Red Bull, se rapproche, et Esteban Ocon, loué par Mercedes à Renault F1, sera lui aussi de plus en plus visible. Le Belge Stoffel Vandoorne, champion 2015 de GP2 et pilote de réserve McLaren-Honda, montre également l'exemple. Delétraz (18 ans) vient de passer trois saisons en formule Renault 2.0 et va disputer en 2016 le championnat de formule V8 (ex-formule Renault 3.5). Il a récemment intégré la Renault Sport Academy. Charles Leclerc et Giuliano Alesi font désormais partie de la Ferrari Drivers Academy, comme le regretté Jules Bianchi avant eux. Leclerc (18 ans) sera même pilote de développement pour la Scuderia en 2016, tout en disputant le championnat de GP3. Alesi Jr (16 ans) arrive à la formule 4, une nouvelle catégorie.
IndyCar : coûts moindres et suspense garanti
La saison d'IndyCar, petite cousine américaine de la F1, a commencé dimanche dernier à Saint Petersburg, en Floride, avec des budgets moins importants qu'en F1 et un nombre croissant de spectateurs, grâce au suspense engendré. En 2015, les pilotes d'IndyCar ont poussé le vice à son paroxysme : les deux meilleurs pilotes, le Néo-Zélandais Scott Dixon et le Colombien Juan Pablo Montoya, ont bouclé la dernière manche, à Sonoma en Californie, à égalité parfaite de points : 556 chacun. C'est finalement Dixon, au nombre de victoires (trois, dont la dernière manche, contre deux pour l'ancien pilote de F1), qui a été titré pour la 4e fois. À la base de ce suspense, le choix du châssis unique, conçu par Dallara. Le même constructeur italien qui a développé cette année le châssis de l'écurie américaine Haas, débutante en F1. Conséquence de cette règle, les budgets de chaque écurie sont limités et sans commune mesure avec la F1. De plus, le nivellement des performances attire un public plus vaste et l'Indycar et même bien plus suivie que la F1.


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