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Moyen Orient et Monde - Primaires Américaines

« Supermardi 2 » : un référendum sur Trump

Les résultats ne consacreront pas de vainqueur dans l'un ou l'autre camp, mais donneront une idée aux favoris de la suite de la course.

Un bureau de vote ouvert dans la bibliothèque d’une école à Ferguson, dans le Missouri. Michael B. Thomas/AFP

Les cinq grands États américains devaient s'exprimer hier aux primaires de la présidentielle, un test de fidélité pour les partisans de Donald Trump, jugé indigne de la Maison-Blanche par ses adversaires en raison de la violence de son discours. Au terme de ce « super mardi 2 », comme l'ont appelé les médias américains, plus de la moitié des délégués auront été choisis en vue des conventions d'investiture cet été, après six semaines de consultations.
Les résultats ne vont pas consacrer de vainqueur entre les deux candidats démocrates et les quatre républicains encore en lice, mais vont donner aux favoris une idée de la vitesse à laquelle ils pourront atteindre la ligne d'arrivée. La journée est plus marquante côté républicains, car les règles changent : le candidat en tête peut remporter tous les délégués, au lieu d'une proportionnelle obligatoire comme chez les démocrates.
En Floride, le vainqueur empochera 99 délégués d'un coup, sur les 1 237 requis pour emporter l'investiture. Donald Trump en avait 462 avant-hier, suivi des sénateurs quadragénaires Ted Cruz (371) et Marco Rubio (165). Les sondages annoncent une déroute en Floride pour Marco Rubio, enfant du pays, qui pourrait se retirer en cas de défaite. L'Ohio, l'Illinois, la Caroline du Nord et le Missouri votaient aussi hier. Et une vingtaine d'autres le feront encore jusqu'en juin.
Donald Trump mène plus ou moins largement dans les intentions de vote, sauf dans l'Ohio où le gouverneur John Kasich se bat pour engranger sa première victoire. Fait extraordinaire dans cette campagne où les républicains anti-Trump ont tardé à s'organiser, Marco Rubio a implicitement appelé ses partisans à voter Kasich dans l'Ohio afin de faire barrage à M. Trump.
Chez les démocrates, les scrutins s'annoncent plus mitigés. Hillary Clinton est favorite en Floride et en Caroline du Nord, mais dans les États plus industriels du Midwest, Bernie Sanders est très compétitif. C'est dans cette région, où le poids électoral des minorités est moindre que dans le Sud historique, qu'il a battu l'ex-secrétaire d'État plusieurs fois. Les deux courtisent les cols bleus.
En cas de résultats serrés, chacun obtiendrait un nombre proche de délégués, ce qui ne bouleverserait pas la course. Avant-hier, Hillary Clinton avait engrangé une avance confortable avec environ 770 délégués contre 550 pour Bernie Sanders. La barre à atteindre est de 2 383 délégués. Mais l'épouse de l'ex-président Bill Clinton dispose aussi de l'appui déclaré de près de 500 élus et responsables démocrates, qui auront le droit de vote à la convention de Philadelphie, en juillet.

(Source : AFP)

Les cinq grands États américains devaient s'exprimer hier aux primaires de la présidentielle, un test de fidélité pour les partisans de Donald Trump, jugé indigne de la Maison-Blanche par ses adversaires en raison de la violence de son discours. Au terme de ce « super mardi 2 », comme l'ont appelé les médias américains, plus de la moitié des délégués auront été choisis en vue des conventions d'investiture cet été, après six semaines de consultations.Les résultats ne vont pas consacrer de vainqueur entre les deux candidats démocrates et les quatre républicains encore en lice, mais vont donner aux favoris une idée de la vitesse à laquelle ils pourront atteindre la ligne d'arrivée. La journée est plus marquante côté républicains, car les règles changent : le candidat en tête peut remporter tous les...
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