On s’interroge à chaque coin de rue sur le sort des lieux. Photo Éléonore Valof
Zeitouné. Un mot déclic. Un mot magique... Les souvenirs s'égrainent. L'imagination travaille. L'orchestre joue. Et la rue s'anime, scintillant de ses mille feux (...). La petite rue s'anime. Dans nos souvenirs seulement. Zeitouné aujourd'hui est un passage. Il a été le trajet de la terreur. Même la vie, surtout la vie s'est enfuie ; elle a eu peur. Et les lumières se sont éteintes, et les caves se sont vidées et les filles ont déserté. Les propriétaires aussi.
Aujourd'hui, Zeitouné est un gros point d'interrogation (...), surtout pour les propriétaires, dont le commerce n'est plus qu'un souvenir.
Zeitouné. Alors, quoi ?
(...) La colère gronde chez les propriétaires des commerces de Zeitouné. Le fantôme de la petite rue les hante, jour et nuit.
Comment ça va-t-il ? Et c'est aussitôt le grand rassemblement et une cascade d'explications, de doléances, d'accusations, de protestations (...).
« On n'a pas stipendié nos droits. On nous a tout simplement condamnés à mort. » C'est le cri unanime des commerçants de Zeitouné qui ne savent plus à quel saint se vouer.
En résumé, Zeitouné sera rasé des deux côtés de la rue. C'est la raison du tollé général. Une autre raison est la loi répartissant les droits des propriétaires et des locataires. (...)
Maria CHAKHTOURA


Heureusement que ça ne se passe plus maintenant chez nous au Grand-Liban, mais chez eux là-bas en "sœur-syrie" ! Khââââââï !
04 h 57, le 14 mars 2016