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Réponse soviétique au discours de M. Churchill

Dans « Le Jour » du 12 mars 1946

(...) La Pravda vient seulement de publier le discours de Churchill à Fulton, dont il donne des extraits commentés par l'éditorialiste du journal.
« Churchill écrit la Pravda, agite, une fois de plus, le spectre du danger bolchévique et de l'expansion du peuple russe devant les foules. Il essaie (...) de faire peur au monde entier, en parlant avec une rage évidente de Varsovie, de Belgrade, de Bucarest, de Budapest et de Sofia, qui, à son grand désespoir, se trouvent dans la sphère soviétique et sont soumises à son influence. Il affirme que les gouvernements de ces pays ne se maintiennent au pouvoir que grâce à une police très puissante, à l'exception toutefois de la Tchécoslovaquie, où il prétend néanmoins que les principes démocratiques ne sont pas respectés. (...) »
Et l'éditorialiste poursuit : « À quoi tendent les déclarations de Churchill. À créer un bloc anglo-américain qui chercherait à étendre son hégémonie sur le monde entier, liquider l'Onu et faire d'une politique de force le facteur principal du développement mondial. (...) Il comprend bien lui-même que la Grande-Bretagne ne possède pas les moyens de mettre en application les plans qu'il a imaginés, et c'est pourquoi qu'il s'agrippe aux basques de l'Oncle Sam. Mais le discours de Churchill a reçu un accueil mitigé, aussi bien en Amérique qu'en Grande-Bretagne. (...) »

(...) La Pravda vient seulement de publier le discours de Churchill à Fulton, dont il donne des extraits commentés par l'éditorialiste du journal.« Churchill écrit la Pravda, agite, une fois de plus, le spectre du danger bolchévique et de l'expansion du peuple russe devant les foules. Il essaie (...) de faire peur au monde entier, en parlant avec une rage évidente de Varsovie, de Belgrade, de Bucarest, de Budapest et de Sofia, qui, à son grand désespoir, se trouvent dans la sphère soviétique et sont soumises à son influence. Il affirme que les gouvernements de ces pays ne se maintiennent au pouvoir que grâce à une police très puissante, à l'exception toutefois de la Tchécoslovaquie, où il prétend néanmoins que les principes démocratiques ne sont pas respectés. (...) »Et l'éditorialiste poursuit : « À quoi...
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