La conférence de presse d’Antoine Klimos (centre), à l’ordre de la presse.
L'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats, Antoine Klimos, a présenté hier, dans une conférence de presse tenue à l'ordre de la presse, son programme d'action comme futur président de la Ligue maronite.
Le nouveau conseil exécutif de la Ligue, formé de 17 membres, doit être élu le 19 mars. Toutefois, on ne peut pas encore parler d'une élection d'office de la liste de M. Klimos, car il existe quelques candidats indépendants qui n'ont pas désespéré de la percer.
En outre, des voix dissidentes à la liste Klimos lui reprochent son manque de représentativité partisane et régionale. Ainsi, un ténor comme Sleiman Frangié ne se considère pas représenté dans cette liste, bien que le candidat à la vice-présidence soit originaire de Zghorta. De fait, il semble que l'adhésion massive par cooptation de nouveaux membres de la Ligue maronite ait conduit à une surreprésentation de certains membres du conseil exécutif.
Sans aborder ce détail qui lui a, semble-t-il, donné du fil à retordre, M. Klimos a souligné que la Ligue maronite « ne sera en aucun cas un nouveau parti politique » et que son rôle sera celui d'un organisme rassembleur, d'un observatoire de la bonne gouvernance qui transcende les partis et d'un gardien du vivre-ensemble.
Dans sa conférence de presse, M. Klimos a tenu un discours haut de ton, sa marque déposée, dans lequel les grandes orientations de sa présidence ont été rapidement brossées.
Présentant le Liban comme un pays « presque unique au monde » de par la composition de sa population, M. Klimos a souligné que les chrétiens et les musulmans du Liban « sont différents de tous les autres chrétiens et musulmans du monde », tout en ajoutant qu' « aucune des communautés formant le Liban ne peut prétendre, seule, à la majorité numérique ».
Partant et compte tenu du fait que le système politique est de nature consociative, M. Klimos a demandé que l'article 95 de la Constitution, qui a aboli la règle de la représentativité communautaire au sein de la Fonction publique, de la magistrature, des forces armées et des institutions publiques et mixtes, soit revu, compte tenu des « impératifs de l'entente nationale » et qu'une parité réelle entre musulmans et chrétiens soit respectée à tous les échelons, et non seulement, comme c'est le cas aujourd'hui, chez les fonctionnaires de la première catégorie.
Par ailleurs, M. Klimos a défendu ce qu'il est convenu d'appeler « le maronitisme politique », affirmant que ce n'est pas lui qui assume « l'effondrement du régime et la guerre » et que « dire le contraire, c'est commettre une grande injustice ».
Affirmant que l'arabité du Liban est « un choix libanais », et que cette arabité a une dimension « de civilisation qui transcende les fanatismes tribaux et religieux », M. Klimos a quand même affirmé que l'accord d'entente nationale de Taëf, qui a permis « le règlement de la crise (libanaise) par des concessions réciproques », est entaché « de quelques fautes et erreurs » qu'il convient de corriger sans porter atteinte au nouvel équilibre politique établi à Taëf.
Mais, a-t-il déploré, « les chrétiens en général, et les maronites en particulier, sont marginalisés sur le plan politique national » et sont assurément hostiles à l'hégémonisme et à l'excédent de force de certains parties participant au pouvoir en ce moment ».
M. Klimos a également réclamé une nouvelle loi électorale assurant une juste représentativité des chrétiens, de sorte qu'aucun député chrétien ne dépende pour son élection des voix musulmanes et réciproquement. Et de citer le patriarche Sfeir affirmant : » Taëf nous a accordé 64 députés, nous voulons 64 députés. »
En ce qui concerne les libertés fondamentales, le candidat à la présidence de la Ligue maronite a déclaré « être opposé à toute activité politique financée de l'étranger, à toute activité politique, partisane et médiatique dirigée délibérément contre un gouvernement frère ou ami », à toute activité portant atteinte à la sûreté de l'État, « qui contredit les bases d'un régime démocratique ou qui prône le califat ».
Par ailleurs, M. Klimos a pris position pour « la particularité culturelle du Liban », les modalités d'accueil des réfugiés syriens en vigueur actuellement, l'attachement des Libanais à leur terre et le développement équilibré des régions, avant de conclure par un vibrant plaidoyer en faveur de l'élection d'un nouveau chef de l'État.


« Nous ne serons pas un parti politique de plus », assure l'ancien bâtonnier, MAIS SUREMENT UN PARTI FOLKLORIQUE DE PLUS SUR LA SCENE DU BORDEL CONFESSIONNEL? D'AILLEURS A QUOU POURRAIT SERVIR UN "PARTI POLITIQUE DE PLUS" A L'OMBRE DE L'HEGEMONIE TOTALITAIRE DU PARTI DE DIEU ET DE SES MOLLAHS ARMEES?
12 h 58, le 11 mars 2016