La direction générale de la Sûreté générale a annoncé dans un communiqué l'arrestation, sur ordre du parquet, de Ch. J., de nationalité syrienne, ayant tué le soldat Abbas Medlej. Ce dernier a été décapité en captivité le 6 septembre 2014 par le groupe État islamique.
« Durant l'interrogatoire, le détenu a reconnu avoir rejoint le groupe État islamique par l'entremise du Syrien M.A., surnommé al-Wahech (le sauvage), un cadre du groupe dans la région du Qalamoun et du jurd d'Ersal », a précisé la SG dans le communiqué. « Il a également avoué avoir personnellement décapité le soldat Abbas Medlej, a-t-on ajouté dans le texte. Il a reconnu par ailleurs avoir assassiné l'agent du service des renseignements des Forces de sécurité intérieure, Zaher Ezzeddine (tué dans une embuscade le 8 janvier 2016), et avoir pris part à des attaques contre des postes de l'armée libanaise dans le périmètre du jurd d'Ersal, le 2 août 2014, ainsi qu'à des enlèvements et des assassinats de militaires. Il a également avoué avoir participé à une attaque à la bombe contre une patrouille de l'armée, en date du 6 novembre 2015.
Réagissant à l'arrestation de Ch. J., le père d'Abbas Medlej a appelé à « l'exécution » du bourreau de son fils. Il a également appelé à l'arrestation de Moustapha Hojeiry, alias Abou Takiyé. Ce dernier, rappelons-le, est proche des islamistes et avait joué un rôle de médiateur dans la libération des militaires libanais otages du Front al-Nosra. Il a déjà été condamné à la prison à vie par contumace.
« Nous n'accepterons pas que le sang versé par les militaires et mon fils soit vain, a-t-il affirmé. Je ne demande pas à ce qu'il soit égorgé, comme mon fils l'a été. Je demande à ce qu'il soit pendu ou exécuté par balles, ou encore qu'on me le confie et je me chargerai de son exécution. Je sais que ce que je demande est impossible. »
La mère du soldat a de son côté mis l'accent sur la nécessité que justice soit faite.
Liban - Justice
Le bourreau du militaire Abbas Medlej arrêté par la SG
OLJ / le 08 mars 2016 à 00h00

