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Moyen Orient et Monde - Syrie

Le régime ira négocier à Genève, l’opposition n’a pas encore tranché

Des Syriens à moto brandissant le drapeau de l’Armée syrienne libre avant une manifestation antirégime dans la province d’Idleb, hier. Ammar Abdullah/Reuters

Le gouvernement syrien va participer aux négociations de paix prévues selon Damas le 14 mars, premières discussions depuis l'entrée en vigueur le 27 février d'un accord conclu entre Américains et Russes sur la cessation des hostilités en Syrie. Hier, une source proche de la délégation gouvernementale syrienne a dit à l'AFP avoir « reçu dimanche une invitation de l'Onu la conviant le 14 mars à Genève pour participer aux négociations ». « Bien évidemment la délégation gouvernementale y participera puisqu'elle est invitée », a assuré cette source.
Entre-temps, la participation de l'opposition ne semblait pas encore tranchée. Dans un premier temps, le porte-parole du Haut Comité des négociations (HCN, qui rassemble des groupes-clés de l'opposition et de la rébellion) Riad Naassan Agha a affirmé que l'opposition « acceptait de se rendre à Genève » après avoir noté des « progrès » sur le terrain et un « net recul des violations » de la trêve. Il a ajouté qu'il était prévu « que la délégation arrive vendredi » (11 mars). Mais, quelques heures plus tard, le coordinateur général du Haut Comité des négociations, Riad Hijab, affirmait aux médias que le « HCN allait évaluer la situation dans les prochains jours et prendre la décision adéquate ». Le coordinateur de l'opposition syrienne a affirmé que les forces gouvernementales et l'aviation russe avaient « massacré » des dizaines de civils, lors d'une attaque hier dans le gouvernorat d'Idleb, et a ajouté que ces violences, en violation de l'accord de cessation des hostilités, conduisaient l'opposition à s'interroger sur l'opportunité de participer à un nouveau cycle de discussions sous l'égide de l'Onu à Genève. « Avant la fin de la semaine, une décision claire sera prise », a-t-il dit.
Il a prévu d'envoyer une petite délégation à Genève « dans les deux prochains jours » pour rencontrer la « Task Force » surveillant la trêve qui tient depuis 10 jours. Riad Hijab a jugé prioritaire la question d'une « autorité gouvernementale de transition sans rôle pour Assad ». L'Arabie saoudite, un des principaux soutiens de l'opposition, avait également estimé samedi que le président Assad devait partir dès la mise en place d'une autorité de transition. L'émissaire de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait lui indiqué que c'était aux Syriens eux-mêmes de décider du sort de M. Assad, au pouvoir depuis 2000. Il a également rappelé que « l'ordre du jour du processus est clair : premièrement, des négociations en vue d'un nouveau gouvernement ; deuxièmement, une nouvelle Constitution ; et, troisièmement, des élections parlementaires et présidentielle dans un délai de 18 mois ». De son côté, le vice-président américain Joe Biden a affirmé, hier, qu'il fallait œuvrer à un règlement politique en Syrie, « aussi difficile » soit-il.

Tirs de roquettes
En février, des négociations à Genève avaient tourné court en raison de l'intensification des bombardements de la Russie, alliée du régime. Hier, Moscou a constaté que la trêve tenait « de manière générale » à l'exception « de provocations et de bombardements isolés », affirmant par ailleurs que les raids aériens se poursuivraient contre les groupes jihadistes État islamique (EI) et le Front al-Nosra, exclus de l'accord de cessez-le-feu. Sur le terrain, et si les zones couvertes par l'accord de trêve connaissent des jours exceptionnellement calmes, les violences se poursuivaient notamment dans les régions où sont présents l'EI et al-Nosra. Ainsi, la branche syrienne d'el-Qaëda et d'autres groupes islamistes ont tiré des roquettes sur les forces kurdes dans un quartier au nord de la ville septentrionale d'Alep, faisant au moins 16 morts, dont neuf enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Toujours dans la province d'Alep, le porte-parole des forces kurdes en Syrie Redur Xelil a fait état de nouveaux bombardements turcs sur Tall Rifaat, ancien bastion rebelle tombé en février aux mains des forces kurdes, bête noire d'Ankara. Dans le nord-ouest du pays, al-Nosra a d'autre part empêché une manifestation antirégime dans son fief d'Idleb en menaçant d'ouvrir le feu, a affirmé à l'AFP un militant de la ville.

(Sources : agences)

Le gouvernement syrien va participer aux négociations de paix prévues selon Damas le 14 mars, premières discussions depuis l'entrée en vigueur le 27 février d'un accord conclu entre Américains et Russes sur la cessation des hostilités en Syrie. Hier, une source proche de la délégation gouvernementale syrienne a dit à l'AFP avoir « reçu dimanche une invitation de l'Onu la conviant le 14 mars à Genève pour participer aux négociations ». « Bien évidemment la délégation gouvernementale y participera puisqu'elle est invitée », a assuré cette source.Entre-temps, la participation de l'opposition ne semblait pas encore tranchée. Dans un premier temps, le porte-parole du Haut Comité des négociations (HCN, qui rassemble des groupes-clés de l'opposition et de la rébellion) Riad Naassan Agha a affirmé que...
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