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Sport - Football - Mondial 2006

L’Allemagne attend des réponses aux soupçons de corruption

Franz Beckenbauer et son bras droit Fedor Radmann avec Sepp Blatter après l’attribution du Mondial 2006 à l’Allemagne, le 6 juillet 2000 à Zurich. Patrick Hertzog/Archives AFP

L'Allemagne attend des premières réponses aujourd'hui sur les allégations de corruption qui entachent depuis des mois « son » Mondial 2006, avec la publication du rapport d'enquête interne du cabinet d'avocats Freshfields, spécialisé dans le droit des affaires.
L'enquête, mandatée par la Fédération allemande de football (DFB), doit apporter des éléments de réponse à la question majeure : ce Mondial, resté dans les mémoires comme le « conte de fées » de l'été 2006, avait-il été acheté grâce à un virement douteux de 6,7 millions d'euros ?
Les conclusions de l'enquête doivent être d'abord présentées aux 45 membres du comité de la DFB à Francfort, avant la tenue d'une conférence de presse et la mise en ligne du rapport.
L'hebdomadaire Der Spiegel avait jeté le pavé dans la mare fin octobre en avançant que l'Allemagne aurait utilisé un fonds secret de 6,7 millions d'euros pour acheter des voix et obtenir l'organisation du Mondial 2006.
Ce fonds aurait été alimenté par l'ancien patron d'Adidas, le défunt Robert-Louis Dreyfus, peu avant l'été 2000, période à laquelle s'est faite l'attribution à l'Allemagne d'une courte marge de 12 voix contre 11) aux dépens de l'Afrique du Sud.

Beckenbauer éclaboussé
La DFB a reconnu le versement de cette somme à la Fifa, mais confirmé qu'il s'agissait de s'assurer une subvention pour l'organisation du Mondial et non pas d'acheter des voix au sein de la Fifa, une version démentie par l'instance internationale.
Le scandale a contraint Wolfgang Niersbach à la démission de la présidence de la DFB et éclaboussé l'icône du football allemand Franz Beckenbauer, qui serait au cœur du trouble marché en tant que président du comité de candidature, puis d'organisation de l'événement planétaire.
Beckenbauer a reconnu « une erreur » mais assurant toujours qu'il « n'y avait pas eu de voix achetées » au sein de la Fifa. Soupçonnée de fraude fiscale par le parquet allemand, la DFB a assisté à une descente de la police financière dans ses bureaux de Francfort, perquisitions qui se sont étendues aux domiciles de trois personnes mises en cause, dont M. Niersbach.
La justice suisse a indiqué mi-décembre qu'elle traiterait avec « priorité » la demande d'entraide judiciaire adressée par le parquet de Francfort.
Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, même le FBI, « qui mène des procédures pénales contre des hauts membres (de la Fifa) pour des faits de corruption » s'intéresserait aussi au mystérieux versement de 6,7 millions d'euros.
Début février, la DFB a, elle, engagé une procédure visant le « Kaiser » Franz, expliquant sa démarche : « La DFB a pris ses dispositions pour éviter une prescription » qui empêcherait une éventuelle demande d'indemnisation de la fédération.
L'instance nationale se réserve ainsi le droit de réclamer les mystérieux 6,7 millions d'euros versés à la Fifa et qui auraient servi à garantir l'attribution du Mondial 2006 à l'Allemagne.

(Source : AFP)

Classement Fifa : la hiérarchie reste inchangée, le Liban chute de 5 places

Le sommet du classement Fifa est resté inchangé d'un mois à l'autre, toujours dominé par la Belgique devant l'Argentine et l'Espagne, la France conservant son 24e rang, selon le classement de mars publié hier.
Parmi les 20 meilleures sélections, seule l'Italie a progressé d'une seule place au 14e rang. Qualifiée d'office pour l'Euro 2016 qu'elle accueillera, la France disputera ses prochains matches de préparation le 25 mars contre les Pays-Bas et le 29 mars contre la Russie. Le Liban enfin chute de cinq places dans ce classement et rétrograde de la 140e à la 145e place.

Classement au 3 mars :
1. Belgique
2. Argentine
3. Espagne
4. Allemagne
5. Chili
6. Brésil
7. Portugal
8. Colombie
9. Angleterre
10. Autriche
(...) 14. Italie (+1)
(...) 24. France
(...) 145. Liban (-5).

L'Allemagne attend des premières réponses aujourd'hui sur les allégations de corruption qui entachent depuis des mois « son » Mondial 2006, avec la publication du rapport d'enquête interne du cabinet d'avocats Freshfields, spécialisé dans le droit des affaires.L'enquête, mandatée par la Fédération allemande de football (DFB), doit apporter des éléments de réponse à la question majeure : ce Mondial, resté dans les mémoires comme le « conte de fées » de l'été 2006, avait-il été acheté grâce à un virement douteux de 6,7 millions d'euros ?Les conclusions de l'enquête doivent être d'abord présentées aux 45 membres du comité de la DFB à Francfort, avant la tenue d'une conférence de presse et la mise en ligne du rapport.L'hebdomadaire Der Spiegel avait jeté le pavé dans la mare fin octobre en avançant...
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