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Bastian Schweinsteiger sera-t-il à l'Euro 2016 ? Si le cœur de l'Allemagne bat pour le oui, la tête, elle, commence à douter du leader des champions du monde, méconnaissable depuis son passage à Manchester United l'été dernier. L'hebdomadaire Sport Bild a jeté le pavé dans la mare la semaine dernière, en s'interrogeant sur l'état de forme de « Basti », blessé à un genou (ligament interne) depuis début janvier.
Pour sa part, Schweinsteiger, confiant, « espère être opérationnel » pour les matches amicaux contre l'Angleterre, le 26 mars à Berlin, et l'Italie, le 29 mars à Munich.
Mais « si Bastian veut jouer son rôle de leader, il doit passer rapidement à la vitesse supérieure. Ça n'a jamais eu aucun sens de prendre des joueurs pour leur passé », a lancé Oliver Kahn, ancien coéquipier du n° 31 au Bayern, dans les colonnes du Sport Bild. Lothar Matthäus, autre ancienne gloire bavaroise et de la Mannschaft, a renchéri : « Pas de passe-droit », même pour un joueur qui a hérité du brassard de capitaine après la retraite internationale de Philipp Lahm.
Un choc en Allemagne, où ce « dieu vivant » à Munich a gagné le statut d'icône après la finale du Mondial 2014 contre l'Argentine. Personne n'a oublié sa sortie du terrain, le visage ensanglanté après un combat de tous les instants pour accrocher enfin cette 4e étoile au maillot de la Mannschaft.
« Basti » avait tout gagné avec le Bayern. Après le triomphe mondial et une dernière saison amputée par les blessures et sans grand éclat, il a voulu tenter une aventure à l'automne de sa carrière.
Mais depuis son transfert en fanfare à Manchester, le milieu-relayeur âgé de 31 ans a sombré peu à peu dans l'anonymat, gagnant plus sa place dans les pages people pour sa liaison avec la joueuse serbe de tennis Ana Ivanovic. Sept mois plus tard, le bilan est maigre : un seul but, aucune passe décisive et un impact limité (65 % de tacles manqués) pour celui qui était destiné au rôle de leader du groupe mancunien.
Toutefois, du patron du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge, au sélectionneur, Joachim Löw, en passant par le manager de la Mannschaft, Oliver Bierhoff, tous ont volé au secours de la pépite allemande. En fait, « Basti » n'aura qu'à être remis physiquement pour être du voyage. « Je connais mon corps, tout ira bien », assure l'homme aux 114 capes, bien dans sa tête. Et face aux sceptiques, il préfère ironiser : « Sauf si l'Euro devait subitement être avancé au début de mars, cela s'annonce très bien. »
(Source : AFP)

