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Sport - Tennis - Coupe Davis

Comment dépoussiérer le tournoi sans l’abîmer ?

Le stade vélodrome Amédée Detraux, à Baie-Mahault en Guadeloupe, où doivent s’opposer la France et le Canada, du 4 au 6 mars, dans le cadre du premier tour de la Coupe Davis. Miguel Medina/AFP

Comment dépoussiérer la Coupe Davis sans l'abîmer? Tel est le casse-tête des dirigeants de la Fédération internationale de tennis, désireux de réformer cette épreuve mythique pour lui donner un second souffle alors qu'elle entrera demain dans sa 116e année.
La refonte de la compétition, si elle doit se faire, n'interviendra pas avant 2019. D'ici là, le calendrier est bloqué. Mais pourquoi vouloir la remodeler ? Parce que la « Coupe du monde du tennis », autrefois prisée par les plus grands, a tendance à devenir une corvée pour ces derniers. Pour la 2e année consécutive, la Suisse, victorieuse en 2014, disputera le premier tour – en Italie – sans ses deux grandes vedettes. Lors de la précédente édition, Roger Federer et Stan Wawrinka avaient choisi de faire l'impasse. Cette fois-ci, le premier est blessé à un genou et le second a de nouveau préféré renoncer à cause de la surface choisie.
Le calendrier est le principal grief émis par les joueurs. « La Coupe Davis a toujours été un fardeau à porter et cela m'a causé bien plus de difficultés qu'autre chose dans ma carrière », avait affirmé Federer l'an passé pour expliquer son renoncement. Ce premier tour se déroulera également sans l'Espagne, enlisée en 2e division depuis sa rétrogradation en septembre 2014, faute de pouvoir disposer de ses meilleurs éléments.
Mais dire que la Coupe Davis n'intéresse plus les stars n'est pas tout à fait juste. La vérité est plutôt qu'une fois remportée, elle intéresse moins les « grands » du tennis. Dans des saisons hyperchargées, avec d'un côté les tournois ATP et de l'autre la multiplication d'exhibitions très rémunératrices, il devient difficile de garder une place de choix en ne changeant rien. La Fédération internationale et son nouveau président – l'Américain David Haggerty, élu en septembre – planchent donc sur une réforme pour relancer son attractivité auprès des joueurs. Le changement a déjà commencé cette année avec l'introduction du tie-break dans la 5e manche. Et d'autres propositions alimentent la boîte à idées de l'ITF : cela va de l'organisation de la compétition sur deux ans, et non plus sur une année, à la réduction des sets à quatre jeux en passant par l'instauration d'un Final Four (une finale à quatre pays organisée sur une semaine et dans un seul lieu).

(Source : AFP)

Comment dépoussiérer la Coupe Davis sans l'abîmer? Tel est le casse-tête des dirigeants de la Fédération internationale de tennis, désireux de réformer cette épreuve mythique pour lui donner un second souffle alors qu'elle entrera demain dans sa 116e année.La refonte de la compétition, si elle doit se faire, n'interviendra pas avant 2019. D'ici là, le calendrier est bloqué. Mais pourquoi vouloir la remodeler ? Parce que la « Coupe du monde du tennis », autrefois prisée par les plus grands, a tendance à devenir une corvée pour ces derniers. Pour la 2e année consécutive, la Suisse, victorieuse en 2014, disputera le premier tour – en Italie – sans ses deux grandes vedettes. Lors de la précédente édition, Roger Federer et Stan Wawrinka avaient choisi de faire l'impasse. Cette fois-ci, le premier est blessé à un...
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