Comme il se doit, le Conseil des ministres ordinaire qui s'est tenu hier au Sérail, sous la présidence de Tammam Salam, a consacré le plus clair de ses quatre heures de réunion à la crise née des sanctions prises par l'Arabie saoudite et les États du Golfe à l'encontre du Liban.
Rendant compte de cette réunion, le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, a affirmé que dans son intervention au début du Conseil des ministres, M. Salam a réaffirmé pour l'essentiel la teneur du communiqué adopté à l'unanimité au cours de sa réunion lundi et qui mettait l'accent sur le respect par Beyrouth des décisions prises à l'unanimité des États arabes. Le chef du gouvernement, a enchaîné M. Jreige, a demandé aux ministres « d'inscrire à l'avenir leurs prises de position politiques dans le cadre de cette unanimité, à laquelle ils doivent demeurer attachés dans toutes les questions d'ordre national. La situation est délicate, nous devons tous faire œuvre utile, faute de quoi des résultats contraires et nuisibles nous attendent ». « Nous déployons un très grand effort et dans plusieurs directions pour surmonter l'état actuel de nos rapports avec le royaume d'Arabie saoudite et les États du Conseil de coopération du Golfe », a encore dit M. Salam, cité par le ministre de l'Information.
Par ailleurs, M. Salam a affirmé que la pérennité du gouvernement dépendait du dossier des déchets. « Faillir à gérer ce dossier signifie que le gouvernement est lui-même en faillite et ne mérite pas de rester en place », a-t-il dit, faisant état de « progrès » sur ce dossier, « rendus possibles par la coopération de certaines forces politiques, même si la solution finale n'est toujours pas en vue ». Et de souhaiter que la commission ministérielle chargée d'étudier ce dossier parvienne à des conclusions dans quelques jours.
Enfin, les deux points relatifs à la démission du ministre de la Justice, Achraf Rifi, et au renflouement financier du service de la Sécurité de l'État ont fait les frais de l'actualité et ont été ajournés. Dans d'autres déclarations, M. Jreige a souligné qu'en l'absence d'un chef de l'État, l'acceptation de la démission de M. Rifi pose problème.
Liban - Conseil Des Ministres
Salam : « Nous devons faire œuvre utile, faute de quoi... »
OLJ / le 26 février 2016 à 00h00

