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Liban - Environnement

Machnouk à New York : Aucune mesure fructueuse dans les cas de force majeure

MM. Salam et Machnouk au cours de la réunion ministérielle à New York. Photo ministère de l’Environnement

Le ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk, a abordé hier, au siège des Nations unies à New York, les mesures prises par le Liban pour freiner la dégradation environnementale et pour encourager la collaboration entre les différents acteurs, tout en précisant que « ces mesures ne peuvent être fructueuses dans les cas de force majeure ». La crise des déchets, qui sévit au Liban depuis près de huit mois, était absente de son discours.
M. Machnouk participait hier, avec le représentant du Liban aux Nations unies, Nawaf Salam, à la réunion ministérielle organisée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à New York, à l'occasion des cinquante ans de cette agence. Près de 80 ministres étaient présents. L'intervention de M. Machnouk faisait partie de la session « protection de la terre, durabilité du développement », qui a discuté des mesures prises par les gouvernements pour empêcher la dégradation environnementale, ainsi que pour encourager la collaboration entre les secteurs privé et public et la société civile pour l'élaboration de politiques d'environnement.
M. Machnouk a parlé de l'importance de la collaboration entre les différents acteurs pour la sensibilisation du public à l'environnement, des motivations financières pour encourager l'engagement en faveur de l'écologie, de la réforme du cadre législatif en vue d'y intégrer les principes écologiques et du développement du système de contrôle pour une meilleure application des lois. Il a abordé l'importance d'accroître la participation à la prise de décision, notamment par les études d'impact environnemental et stratégique (pour calculer les retombées des grands projets sur l'environnement), ou encore la feuille de route pour une stratégie nationale de développement durable.
Le ministre a cependant souligné « les défis face à l'application des deux principes de participation et de collaboration, dans un pays qui souffre d'une situation sécuritaire instable ». « Il est impossible que les mesures que nous avons exposées soient fructueuses dans les cas de force majeure, notamment les troubles qu'a vécus le Liban durant la décennie passée, à l'instar de l'agression israélienne de 2006, ou encore des retombées de la crise syrienne depuis 2011 », a-t-il poursuivi. Il a rappelé que « le coût de la marée noire de 2006 (causée par un bombardement israélien de la centrale de Jiyé), tel que calculé par les Nations unies en 2014, s'élève à 856,4 millions de dollars, alors que l'étude d'impact de la crise des réfugiés syriens au Liban a démontré la nécessité de priorités d'intervention qui dépassent les trois milliards de dollars ».

Le ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk, a abordé hier, au siège des Nations unies à New York, les mesures prises par le Liban pour freiner la dégradation environnementale et pour encourager la collaboration entre les différents acteurs, tout en précisant que « ces mesures ne peuvent être fructueuses dans les cas de force majeure ». La crise des déchets, qui sévit au Liban depuis près de huit mois, était absente de son discours.M. Machnouk participait hier, avec le représentant du Liban aux Nations unies, Nawaf Salam, à la réunion ministérielle organisée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à New York, à l'occasion des cinquante ans de cette agence. Près de 80 ministres étaient présents. L'intervention de M. Machnouk faisait partie de la session « protection de la terre,...
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