La commission ministérielle chargée de trouver une solution à la crise des déchets en pleine réunion, samedi dernier. Photo Ani
Sit-in des activistes de Chhim contre la négligence de la municipalité
Des activistes de la société civile et des habitants de Chhim ont manifesté hier devant le siège de la municipalité, pour protester contre la mauvaise gestion par la municipalité du dossier des déchets et contre le stockage sauvage des ordures sur la route Chammis-Chhim, mais aussi dans les ruelles du village. Arborant le slogan « Chhim plus propre 2016 », ils ont invité le conseil municipal à se conformer aux normes minimales de stockage des déchets, autrement dit à délimiter le terrain de stockage sélectionné, organiser un stockage vertical des sacs d'ordures, se charger de la fumigation des lieux et répandre de la chaux afin de prévenir les risques sanitaires, assurer la surveillance du site et enfin dresser des bâches pour protéger les ordures de la pluie et du soleil. Les activistes ont enfin menacé la municipalité d'escalade, si elle ne respectait pas les revendications des habitants.
La commission ministérielle se réunira à nouveau aujourd'hui
Le Premier ministre, Tammam Salam, a présidé samedi, au Grand Sérail, la réunion extraordinaire de la commission ministérielle chargée d'étudier le dossier des déchets solides. Cette réunion a eu lieu en présence des ministres de l'Agriculture, Akram Chehayeb, de l'Énergie, Arthur Nazarian, du Tourisme, Michel Pharaon, des Finances, Ali Hassan Khalil, de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, de la Réforme administrative, Nabil de Freige, de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, et du président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), Nabil el-Jisr. L'étude du dossier se poursuivra aujourd'hui.
Incendie sur une montagne d'ordures à Bauchrieh
Un incendie monstre s'est déclaré samedi sur la montagne d'ordures de Bauchrieh. La fumée était d'une densité telle qu'elle a diminué la visibilité sur les routes, ce qui a provoqué un embouteillage monstre.
Dans ce cadre, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a annoncé
samedi sa détermination à engager des poursuites judiciaires contre les responsables de cet incendie. « Ces personnes ont été identifiées par le président de la municipalité de Jdeidé et seront poursuivies », a assuré le ministre. Il a, par la même occasion, mis en garde les municipalités et les individus contre de telles pratiques qui sont « une menace pour la santé publique ».
« Nous réclamons des comptes » veut sanctionner les responsables
Le collectif « Nous réclamons des comptes » a protesté samedi, place Riad el-Solh, contre « la proposition de retour aux décharges, après l'échec du marché de l'exportation ». Ses membres entendaient réclamer des comptes à chaque responsable impliqué dans « ce marché frauduleux ». « Nous ne nous tairons qu'après ouverture d'une enquête officielle avec les représentants de la société (Chinook) », a martelé Nehmat Badreddine. L'activiste a réaffirmé que la solution réside dans le tri à la source, le recyclage, le traitement et le compostage. Il a invité les autorités à « réactiver les centres de tri de Amroussiyé et de la Quarantaine ».
Derbas : Pas de décision politique pour mettre fin à la crise des déchets
Le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, a révélé samedi que « les décharges du Liban sont elles aussi communautaires ». « Il n'y a toujours pas de décision politique pour mettre fin à la crise des déchets. Le pire est que certains ministres entravent la solution », a-t-il souligné, à La Voix du Liban 93.3. Qualifiant les mouvements populaires de « suspects, car ils ont bloqué toutes les solutions envisagées », il a insisté sur la nécessité de recourir à la solution « des décharges sanitaires ».
Abou Jamra : La décentralisation des déchets est la solution
Le chef du Parti indépendant, Issam Abou Jamra, a affirmé samedi que la décentralisation des ordures est la seule issue possible à la crise des déchets. « Chaque municipalité doit être responsable de ses déchets, seule ou au sein du regroupement des municipalités auquel elle appartient, l'État ayant un rôle de supervision », a-t-il souligné.


La crise des déchets au Liban c'est la crise la plus nuisible ,c'est la pollution , c'est le problème de la santé par excellence. Depuis juillet 2015 et les ordures s'entassent et s'amoncellent au bord des rues et parfois bloquent la routes,ces déchets indésirables ,écoeurants,contaminent l'eau,l'air et la terre. De plus, ils affectent la santé en nous causant des maladies respiratoires,infectieuses et épidémiques. En conséquence,ce paysage dégoûtant des sacs de poubelles qui sont éventrés et crevés a poussé à une grande manifestation de tous les âges et classes sociales,devant un gouvernement paralysé dont le seul et unique interêt est d'empocher des sommes et de profiter. Vive la corruption! Cela dit ,les statistiques ont montré que le taux des maladies incurables a augmenté et malheureusement de jour en jour ce problème se gâte. Nelly
00 h 52, le 24 février 2016