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Moyen Orient et Monde - Conflit

Ankara en faveur d’une opération terrestre en Syrie avec ses alliés

De Mistura obtient la livraison d'aides dans sept villes assiégées au cours des prochains jours.

La Turquie a poursuivi hier, pour la quatrième journée consécutive, ses bombardements contre les positions kurdes au nord d’Alep. Bulent Kilic/AFP

La Turquie a plaidé hier pour une intervention militaire terrestre en Syrie avec ses alliés, rendant encore un peu plus improbable une trêve, censée entrer en vigueur cette semaine. « Nous voulons une opération terrestre avec nos alliés internationaux », a déclaré hier à la presse un responsable turc qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, précisant toutefois qu'il « n'y aura pas d'opération militaire unilatérale de la Turquie ». Une telle intervention doit viser « tous les groupes terroristes en Syrie », a-t-il ajouté, citant l'organisation État islamique (EI) mais aussi les forces du régime de Damas et les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG). Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a par ailleurs une nouvelle fois dénoncé hier les bombardements aériens russe en Syrie qu'il a qualifiés de « barbares » et « lâches ».
L'Iran, allié de poids de Damas, a averti hier que le déploiement de troupes saoudiennes violerait « le droit international ».
Samedi, la Turquie avait déjà déclaré qu'elle pourrait, avec l'Arabie saoudite, un autre membre de la coalition, mener une intervention terrestre contre l'EI en Syrie.
Alors que les combats ne connaissent aucun répit et que la situation humanitaire empire, l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura a décroché un feu vert pour la livraison d'aides dans les prochains jours dans sept villes assiégées, dont quatre par les forces du régime de Bachar el-Assad. Plus d'un million de personnes vivent avec « un risque accru de décès » à cause du manque de nourriture, d'électricité et d'eau courante dans 46 localités encerclées, selon l'Onu. Pour tenter de mettre un terme à un conflit qui entre bientôt dans sa sixième année, les États-Unis et la Russie avaient conclu vendredi dernier un accord prévoyant une « cessation des hostilités » dans un délai d'une semaine ainsi qu'un accès humanitaire aux villes assiégées. Mais le président Assad a estimé hier « difficile » d'envisager une telle trêve.

Nouvelles frappes turques
Sur le terrain, la Turquie, qui accuse les milices armées kurdes d'être des groupes « terroristes », a poursuivi hier, pour la quatrième journée consécutive, ses bombardements contre leurs positions au nord d'Alep. L'artillerie turque a bombardé Tall Rifaat, bastion rebelle tombé la veille aux mains des forces kurdes, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les YPG kurdes ont récemment avancé dans la province d'Alep, profitant de l'affaiblissement des rebelles face à l'offensive d'envergure que l'armée syrienne a lancé le 1er février. Elles négociaient en outre hier pour pénétrer sans combat à Marea, l'un des deux derniers bastions encore aux mains des insurgés dans la province d'Alep, selon l'OSDH.
Enfin, hier soir, au moins quinze civils ont été tués dans des frappes de la coalition internationale conduite par les États-Unis contre Chadadi, une ville du nord-est de la Syrie contrôlée par l'EI, selon l'OSDH. Le directeur de cette ONG basée à Londres, Rami Abdel Rahmane, précise que toutes les personnes tuées étaient des civils qui attendaient devant la boulangerie pour acheter du pain.
(Sources : agences)

La Turquie a plaidé hier pour une intervention militaire terrestre en Syrie avec ses alliés, rendant encore un peu plus improbable une trêve, censée entrer en vigueur cette semaine. « Nous voulons une opération terrestre avec nos alliés internationaux », a déclaré hier à la presse un responsable turc qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, précisant toutefois qu'il « n'y aura pas d'opération militaire unilatérale de la Turquie ». Une telle intervention doit viser « tous les groupes terroristes en Syrie », a-t-il ajouté, citant l'organisation État islamique (EI) mais aussi les forces du régime de Damas et les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG). Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a par ailleurs une nouvelle fois dénoncé hier les bombardements aériens russe en Syrie qu'il a...
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L'Iran, allié de poids de Damas, a averti hier que le déploiement de troupes saoudiennes violerait « le droit international ». ET LE DEPLOIEMENT DES GARDIENS DE LA REVOLUTION DE QASSEM SOULEIMANI ET LE DEPLOIEMENT DES TROUPES DU RUSSO/MONGOL PUTIN ET LES VOLS ET BOMBARDEMENTS DE SES AVIONS DE CHASSE SUR LES CIBLES CIVILES ET LES REBELLES QUI REVENT DE JUSTICE ET DE LIBERTE ILS CARESSENT LE DROIT HUMANITAIRE ET RENFORCENT LE" DROII INTERNATIONAL"?

Henrik Yowakim

22 h 45, le 17 février 2016

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Commentaires (1)

  • L'Iran, allié de poids de Damas, a averti hier que le déploiement de troupes saoudiennes violerait « le droit international ». ET LE DEPLOIEMENT DES GARDIENS DE LA REVOLUTION DE QASSEM SOULEIMANI ET LE DEPLOIEMENT DES TROUPES DU RUSSO/MONGOL PUTIN ET LES VOLS ET BOMBARDEMENTS DE SES AVIONS DE CHASSE SUR LES CIBLES CIVILES ET LES REBELLES QUI REVENT DE JUSTICE ET DE LIBERTE ILS CARESSENT LE DROIT HUMANITAIRE ET RENFORCENT LE" DROII INTERNATIONAL"?

    Henrik Yowakim

    22 h 45, le 17 février 2016

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