Dans le cadre d'un atelier de travail consacré à la modernisation des examens officiels, le ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, a affirmé avoir comme objectif de moderniser également le programme, de baisser le nombre d'élèves par salle d'examen et d'augmenter la rémunération allouée aux professeurs lors des corrections.
Élias Bou Saab a inauguré hier au palais de l'Unesco un atelier de travail consacré à la modernisation des examens officiels, en coopération avec les partenaires privés et publics et le département des examens du ministère de l'Éducation. « Nous avons par le passé organisé de nombreux ateliers avec le Centre d'éducation pour la recherche et le développement, avec pour objectif d'étudier les programmes et de les faire évoluer (...). Nous commençons à apercevoir la lumière au bout du tunnel, surtout que les programmes actuels remontent à 1990 (...). Il faut savoir que les cursus scolaires ne sont pas modifiés par décision du ministère ou du ministre, mais qu'il doit s'agir d'un chantier dans lequel les secteurs privé et public y mettent du leur. Lorsque le fondateur de Singapour a jeté les bases de son pays, il l'a fondé sur la connaissance, et ainsi il a pu faire d'un pays pauvre l'un des États les plus riches au monde », a affirmé M. Bou Saab avant de regretter n'avoir pu obtenir l'aval du gouvernement pour une enveloppe « d'un milliard et demi de livres libanaises afin d'améliorer la qualité de l'eau potable dans les écoles publiques ».
Et le ministre d'ajouter qu'il ne baisse toutefois pas les bras et que grâce aux aides internationales qui sont en train d'être versées au secteur de l'éducation au Liban afin de soutenir l'effort du pays dans l'accueil des réfugiés syriens, de nouvelles écoles vont pouvoir être construites et une partie des programmes pourra être revue.
Deux ans pour une refonte complète des programmes
Concernant les examens officiels, le ministre a confié qu'une étude statistique a démontré que « 55 % des élèves trichent lors des épreuves (...). Cela arrive dans tous les pays du monde, mais il faut en parler pour y remédier, c'est là une responsabilité nationale ». De plus, « les correcteurs exercent leur mission dans des conditions déplorables, et par conséquent ils ne sont pas enthousiastes lorsqu'il s'agit de corriger. De même, certains correcteurs ne remplissent pas leur mission avec sérieux ». Le ministre a affirmé dans ce contexte qu'à l'avenir, « les copies seront mélangées et redistribuées aux correcteurs à l'échelle nationale », afin de garantir une plus grande transparence dans la correction. Autre mesure censée diminuer le taux de fraude et la désorganisation au cours de la tenue des examens officiels, « la diminution du nombre d'élèves par centre d'examen à 150 au maximum, ainsi que la coopération avec les écoles privées pour qu'elles mettent leurs bâtiments à la disposition des élèves lors de ces épreuves ». Le ministre a aussi souligné que « la faiblesse de la banque de données en matière de questions d'examens fait que celles-ci peuvent fuiter plus facilement ». Le ministère va donc s'atteler à adopter « de nouvelles manières de poser les questions, en attendant la refonte complète des programmes qui devrait prendre environ deux ans ».
Par ailleurs, pour M. Bou Saab, il va de soi que les programmes scolaires doivent désormais être en phase avec les nouvelles technologies et le flot d'informations qui peuvent être trouvées sur Internet.


Et qu'en est-il des surveillants dont plus de la moitié (d'autres prenant leur tâche très au sérieux, heureusement) pousse à la tricherie et demande aux bons élèves de communiquer leur savoir aux cancres, quite à les déconcentrer et à les dégoûter de vouloir réussir de pr leurs efforts... Quand il n'y a pas des vendeurs d'eau et autres qui se promènent entre les classes d'examen... Les correcteurs, c'est déjà la fin du "cycle", il faut agir au moment le plus important, l'examen lui-même!
07 h 16, le 17 février 2016