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Chine : le centre des femmes de Pékin fermé pour financement étranger

Un centre d'aide aux femmes, pionnier du genre en Chine et à Pékin, a été fermé pour cause de financement par des fonds étrangers, a rapporté mardi la presse officielle, après que Hillary Clinton, candidate à la présidentielle américaine, a assuré de son soutien sa fondatrice.

La police de la capitale chinoise a ordonné la fermeture du Centre de services et de conseils juridiques aux femmes de Zhongze, qui fournissait aussi une aide gratuite pour les femmes nécessiteuses, a rapporté le quotidien Global Times.
La décision policière "pourrait résulter du fait que des fonds provenaient d'organisations étrangères", écrit le journal selon lequel la Fondation Ford américaine participait à son financement.

Sorte de "Maison des femmes", le centre Zhongze de Pékin, fondé par l'avocate Guo Jianmei après la Conférence mondiale sur les femmes de l'ONU en 1995 dans la capitale chinoise, était le symbole d'une société civile chinoise émergente, utilisant les tribunaux et le recours à la loi pour combattre les injustices.

Sa fermeture intervient alors que les associations caritatives en Chine font état d'une pression policière accrue visant leurs financements, la presse officielle accusant des organisations basées à l'étranger de fomenter des tentatives de déstabilisation du régime. Pékin a expulsé le mois dernier un militant suédois des droits de l'Homme venu en aide aux avocats chinois, après l'avoir exposé à la télévision où il a dû se livrer à une "confession" en règle en reconnaissant avoir violé la loi chinoise.

Dans un communiqué laconique sur son site internet, le centre a annoncé sa fermeture à compter de lundi dernier et remercié les participantes pour leur soutien, sans fournir d'explication.
Sur Twitter, Hillary Clinton, qui avait participé à la conférence de 1995, a réagi en déclarant: "Vrai en 1995, vrai aujourd'hui: les droits des femmes sont des droits humains. Ce centre doit continuer - Je soutiens Guo" (Jianmei, sa fondatrice).

Depuis son arrivée au pouvoir en 2013, le président Xi Jinping et le Parti communiste chinois (PCC) ont systématiquement repris en main la société civile, arrêtant plus de 130 avocats et juristes l'an dernier.
Une nouvelle loi est en préparation qui doit donner à la police un contrôle accru sur les ONG étrangères.

Dans un commentaire, le Global Times a estimé que les financements depuis l'étranger "peuvent contribuer au développement social de la Chine, mais leur inclination politique peut perturber la société". La défense par le centre d'"affaires sensibles" et son financement étranger "éclairent cette affaire", selon le journal.

Le centre Zhongze s'était rendu célèbre avec la défense de Deng Yujiao, une jeune femme ayant tué en 2009 un fonctionnaire du PCC qui tentait de la violer. Sous la pression de l'opinion, les juges avaient reconnu un cas de légitime défense et prononcé un verdict clément.

Un centre d'aide aux femmes, pionnier du genre en Chine et à Pékin, a été fermé pour cause de financement par des fonds étrangers, a rapporté mardi la presse officielle, après que Hillary Clinton, candidate à la présidentielle américaine, a assuré de son soutien sa fondatrice.La police de la capitale chinoise a ordonné la fermeture du Centre de services et de conseils juridiques aux femmes de Zhongze, qui fournissait aussi une aide gratuite pour les femmes nécessiteuses, a rapporté le quotidien Global Times.La décision policière "pourrait résulter du fait que des fonds provenaient d'organisations étrangères", écrit le journal selon lequel la Fondation Ford américaine participait à son financement.Sorte de "Maison des femmes", le centre Zhongze de Pékin, fondé par l'avocate Guo Jianmei après la Conférence...