Le Premier ministre désigné d’un futur gouvernement d’union, Fayez el-Sarraj, a rencontré le général controversé Khalifa Haftar, chef des forces loyales aux autorités reconnues internationalement. Photo AFP
Les pressions pour la formation d'un gouvernement d'union nationale en Libye se sont multipliées hier depuis l'Afrique et l'Europe.
Réunie à Addis-Abeba, l'Union africaine (UA) a annoncé la création d'un groupe de cinq chefs d'État pour aider à la formation d'un gouvernement d'union en Libye. L'UA a averti que « le soi-disant IS (groupe État islamique) se propage vers l'est de la Libye, frappant les installations pétrolières comme à Ras Lanouf et souhaitant élargir sa présence dans ce pays, y compris au Sud ».
« C'est un aspect qui nous préoccupe tous et qui commande une action vigoureuse, mais nous ne pouvons le faire que si nous avons un gouvernement en place et des forces libyennes que nous pourrons à ce moment-là encadrer, équiper », a déclaré le commissaire Paix et Sécurité de l'UA Smaïl Chergui. « Les chefs d'État ont décidé de relancer le groupe de contact de haut niveau sur la Libye, qui sera composé de cinq chefs d'État », a-t-il poursuivi sans donner la composition de ce groupe. Les chefs d'État africains ont également nommé l'ancien président tanzanien Jakaya Kikwete nouvel envoyé spécial de l'UA sur la Libye. Mais l'UA a affirmé ne pas croire pour le moment à une solution militaire. « Cela compliquerait davantage la donne », selon M. Chergui.
Il est « urgent » de trouver une solution politique à la crise libyenne pour permettre à la communauté internationale de venir en aide militairement à un futur gouvernement d'union nationale et d'empêcher l'EI de progresser dans le pays, a de son côté estimé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « Daech (acronyme en arabe de l'EI) s'installe », a rappelé le ministre français lors de l'émission radiotélévisée Le Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. « Ils sont là, sur près de 300 kilomètres linéaires de côtes, et ils se répandent. Et ils sont à 350 kilomètres de Lampedusa. Lorsque le beau temps va arriver en Méditerranée, il y a des risques de passage de combattants », a-t-il ajouté.
Comme Washington et l'Onu, il a pressé les Libyens de mettre en place un gouvernement d'union nationale prévu par un accord signé entre des représentants des deux camps rivaux au Maroc mi-décembre.
De leur côté, les États-Unis envisagent l'ouverture d'un nouveau front contre l'EI en Libye, et un responsable américain de la Défense a indiqué en fin de semaine que le Pentagone préparait des options pour une éventuelle intervention militaire.
Rencontre surprise
Sur le plan politique, le Premier ministre désigné d'un futur gouvernement d'union, Fayez el-Sarraj, a rencontré le général controversé Khalifa Haftar, chef des forces loyales aux autorités reconnues internationalement, pour discuter du conflit politique, a-t-on appris hier. Cette rencontre surprise qui s'est déroulée à al-Marj intervient alors que M. Sarraj doit proposer dans les prochains jours une nouvelle composition de son gouvernement, plus restreinte que celle qui a été rejetée lundi dernier par le Parlement reconnu et qui comptait 32 ministres.
Les députés du Parlement reconnu craignent une remise en cause de la prééminence du général Haftar, qui s'est imposé comme le commandant des forces des autorités basées dans l'Est.
Sa mise à l'écart est l'une des conditions posées par les autorités rivales du Congrès général national (CGN) installées à Tripoli. Réagissant hier à cette rencontre, le chef de la mission de l'Onu en Libye, Martin Kobler, a estimé sur Twitter que « parler ne peut jamais être une violation de l'accord politique libyen car seul le dialogue politique peut faire progresser ».
Cette rencontre a cependant été critiquée par un membre du Conseil présidentiel, Ahmad Miitig, selon lequel M. Sarraj a agi seul et n'a pas averti ce conseil de son intention d'aller rendre visite à Haftar.
(Source : AFP)


Le Premier ministre désigné, Fayez el-Sarraj, a rencontré le général controversé Khalifa Haftar ENCORE ET TOUJOURS UN GENERAL DE M..... QUI SE PREND POUR UN SAUVEUR PROVIDENTIEL ENVOYEE DU CIEL POUR SAUVER LA PATRIE EN DANGER? ET QUAND LES PAYS ARABES COMPRENDRONT ILS QUE LEURS PIRES ENNEMIS CE SONT LEURS POLITICIENS RELIGIEUSEMENT INSPIREES OU LEURS MILITAIRES POLITISEES ASSOIFFEES DE POUVOIR ET D'ARGENT .ET QUI S'OCCUPENT DE TOUT SAUF DE LA DEFENSE DES FRONTIERES.
16 h 59, le 01 février 2016