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Moyen Orient et Monde - Pourparlers De Paix

À Genève, les ennemis syriens multiplient les signes de défiance

Staffan de Mistura s'est dit « optimiste et déterminé » à poursuivre ses efforts.

Salim al-Meslat, le porte-parole du HNC, le Haut Comité des négociations, de l’opposition syrienne. Denis Balibouse/Reuters

L'opposition et le régime syriens ont multiplié les gestes de défiance hier à Genève tout en acceptant de participer aujourd'hui à des discussions formelles, mais séparées, avec l'Onu qui tente de trouver une issue négociée à la guerre en Syrie.
Alors que la situation est chaque jour plus catastrophique sur le terrain, les ennemis syriens se sont invectivés lors de conférences de presse distinctes.
Le régime a brandi, comme à l'accoutumée, le label « terroriste », qui pour lui désigne aussi bien les jihadistes que les groupes rebelles. Son représentant à Genève, l'ambassadeur Bachar al-Jaafari, a également jugé que l'opposition n'était « ni sérieuse ni crédible ».
De son côté, l'opposition a accusé Damas de « tuer son peuple » et a de nouveau posé ses conditions avant toute négociation : l'arrêt des bombardements de civils, la libération des villes assiégées et de détenus.
Dans la soirée, le chef rebelle islamiste Mohammad Allouche a confirmé qu'il serait bien le négociateur en chef pour l'opposition, ce qui ne devrait pas aider à créer de la confiance. M. Allouche est en effet membre du bureau politique du groupe armé rebelle Jaïch al-islam, un mouvement d'inspiration salafiste que le régime de Damas qualifie de « terroriste ». Le Haut Comité des négociations (HCN), qui regroupe des opposants politiques et des combattants, l'avait chargé le 20 janvier de mener sa délégation, mais son absence à Genève ce week-end avait alimenté les suspicions. « Je suis en route » pour la Suisse, avec une arrivée prévue lundi matin, a-t-il toutefois dit à l'AFP.
Ce sera donc lui qui dirigera l'équipe du HCN pour son premier entretien formel aujourd'hui après-midi avec l'émissaire de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura.
Le HCN, qui, dès son arrivée à Genève samedi, avait menacé de repartir, a décidé de rester « au moins trois ou quatre jours » dans la ville suisse pour donner une chance au processus, selon un de ses porte-parole.

« Occasion historique »
Le diplomate italo-suédois devrait recevoir aussi aujourd'hui, mais dans la matinée, les représentants du président Bachar el-Assad, dont la délégation est menée par l'ambassadeur syrien à l'Onu Bachar al-Jaafari avec qui il a déjà eu une « réunion préparatoire » vendredi.
M. de Mistura espère amener le régime et l'opposition à entrer dans un processus de discussions indirectes, avec des émissaires faisant la navette entre les deux. Ce processus pourrait s'étendre sur six mois, délai fixé par l'Onu pour aboutir à une autorité de transition qui organiserait des élections à la mi-2017.
Hier, après une « visite de courtoisie » à l'hôtel du HCN, il s'est dit « optimiste et déterminé » à poursuivre ses efforts. « C'est une occasion historique qui ne doit pas nous échapper. »
Dans un rare message vidéo, le secrétaire d'État américain John Kerry a aussi lancé un appel solennel aux ennemis syriens pour qu'ils « saisissent » cette occasion de mettre un terme à près de cinq ans d'une guerre meurtrière et destructrice. Il a également appelé le régime du président Assad à permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans les villes assiégées, comme celle de Madaya, près de Damas.
Enfin, la délégation de l'opposition a reçu la visite d'une dizaine d'ambassadeurs du camp anti-Assad, selon un de ses membres.

(Source : AFP)

L'opposition et le régime syriens ont multiplié les gestes de défiance hier à Genève tout en acceptant de participer aujourd'hui à des discussions formelles, mais séparées, avec l'Onu qui tente de trouver une issue négociée à la guerre en Syrie.Alors que la situation est chaque jour plus catastrophique sur le terrain, les ennemis syriens se sont invectivés lors de conférences de presse distinctes.Le régime a brandi, comme à l'accoutumée, le label « terroriste », qui pour lui désigne aussi bien les jihadistes que les groupes rebelles. Son représentant à Genève, l'ambassadeur Bachar al-Jaafari, a également jugé que l'opposition n'était « ni sérieuse ni crédible ».De son côté, l'opposition a accusé Damas de « tuer son peuple » et a de nouveau posé ses conditions avant toute négociation : l'arrêt...
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