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Liban - Les Archives Racontent...

L’Argent est vaincu : « Vive Eyoub Tabet ! »

Dans « L'Orient » du mardi 30 janvier 1934

Il n'aura pas été dit que l'appel lancé à l'honneur et au civisme des Beyrouthins sera demeuré vain.
- Il s'agit de savoir, déclarerions-nous, s'il est vrai que, dans cette capitale libanaise, tout soit à vendre et à acheter.
7 500 Beyrouthins ont répondu : – NON !
En criant : – Vive Eyoub Tabet, ce qu'ils criaient c'était :
– À bas l'argent !
Telle est bien la très haute signification morale de cette magnifique journée de dimanche.
C'est ce qui en fait la grandeur et qu'elle dépasse de beaucoup la personnalité même de notre candidat.
Ce brusque réveil de la conscience populaire a déterminé, dans la ville entière, un mouvement qui a peut-être dépassé, en ampleur et en intensité, celui des plus belles journées de 1932.
Hier, c'est encore une réaction contre l'arrogance et la brutalité de l'argent qui a mobilisé tous les éléments d'une population foncièrement honnête contre les forces de corruption et de dégradation.
Écœuré par les scandales de dimanche dernier, exaspéré par l'étalage des pratiques et des agissements qui achevaient de nous discréditer aux yeux de l'étranger, le public a compris que la royauté de la rue ne devait pas, comme nous le lui disions, être laissée à la pègre.
Nous avons perçu, dès le matin, le premier grondement de l'indignation populaire.
Nous avons vu peu à peu monter et exploser un enthousiasme qui devait, le soir, se transformer en un véritable délire.
Ce n'est pas une vaine figure que nous employons quand nous disons qu'on a senti battre le cœur de Beyrouth.
Les chiffres (...) l'expriment de façon assez éloquente :
Cette victoire n'est pas une victoire ordinaire.
C'est un écrasement (...).

Il n'aura pas été dit que l'appel lancé à l'honneur et au civisme des Beyrouthins sera demeuré vain.- Il s'agit de savoir, déclarerions-nous, s'il est vrai que, dans cette capitale libanaise, tout soit à vendre et à acheter.7 500 Beyrouthins ont répondu : – NON !En criant : – Vive Eyoub Tabet, ce qu'ils criaient c'était :– À bas l'argent !Telle est bien la très haute signification morale de cette magnifique journée de dimanche.C'est ce qui en fait la grandeur et qu'elle dépasse de beaucoup la personnalité même de notre candidat.Ce brusque réveil de la conscience populaire a déterminé, dans la ville entière, un mouvement qui a peut-être dépassé, en ampleur et en intensité, celui des plus belles journées de 1932.Hier, c'est encore une réaction contre l'arrogance et la brutalité de l'argent qui a...
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