Les responsables du tennis mondial ont annoncé hier qu'ils allaient passer en revue la façon de lutter contre la corruption, au moyen d'une enquête indépendante, après que des médias eurent dénoncé la fréquence des matches truqués sur le circuit. L'objectif prioritaire de l'enquête indépendante, dirigée par Adam Lewis, un expert en droit du sport basé à Londres, sera d'analyser le fonctionnement de l'Unité pour l'intégrité du tennis (TIU), créée il y a huit ans pour combattre la corruption. « Le monde a énormément changé pour tous les grands sports, y compris le tennis, depuis huit ans, et si l'on y ajoute les problèmes récemment soulevés par les médias, nous pensons qu'il est temps de revoir notre façon de lutter contre la corruption dans le jeu », affirment dans un communiqué les chefs de l'ATP et de la WTA, qui gèrent les circuits masculins et féminins de la Fédération internationale de tennis (ITF) et des quatre tournois du grand chelem. Ces responsables, Kris Kermode (ATP), Steve Simon (WTA), David Haggerty (ITF), Stephen Healy (Open d'Australie), Jean Gachassin (Roland-Garros), Katrina Adams (US Open) et Philip Brook (Wimbledon et TIU), s'engagent à rendre publiques les conclusions de l'enquête et à « mettre en œuvre et financer » les actions qu'elle préconiserait.
Sport
Matches truqués : la lutte contre la corruption passée en revue
OLJ / le 28 janvier 2016 à 00h00

