Les étudiants du 14 Mars se sont rassemblés samedi devant le siège du tribunal militaire. Photo Ani
Poursuivant leur mouvement de contestation face à la libération, il y a une dizaine de jours, de l'ancien ministre Michel Samaha, les étudiants du 14 Mars ont organisé samedi un sit-in devant le siège du tribunal militaire, à Beyrouth. La manifestation a réuni les jeunes du Parti national libéral, du courant du Futur, des Forces libanaises, des Kataëb, du Parti socialiste progressiste et de la Jamaa islamiya.
« Nous refusons la décision du tribunal militaire et demandons le transfert du dossier de Michel Samaha à la Cour de justice », a indiqué Wissam Chebli, responsable du comité étudiant du courant du Futur. Mêmes revendications des étudiants du PSP, qui ont également réclamé « la tenue d'une séance législative afin que les prérogatives du tribunal militaire soient limitées ». Les manifestants ont en outre demandé que « le tribunal militaire ne se prononce que dans les affaires impliquant des militaires ». « Le tribunal militaire serait-il devenu un outil au service du régime syrien ? s'est demandé Omar Mansour, responsable des étudiants de la Jamaa islamiya. Nous demandons au ministre de la Justice, Achraf Rifi, de remettre Michel Samaha derrière les barreaux et de libérer les détenus islamistes », a-t-il dit. Les manifestants ont en outre coupé la route menant au tribunal militaire pour quelque temps et invité à un rassemblement à Saïda, vendredi.
Une rencontre a également été organisée samedi à Dar el-Fatwa, à Tripoli, afin de contester la relaxe de M. Samaha. Étaient présents, notamment, le mufti de Tripoli et du Nord, le cheikh Malek Chaar, le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, et un grand nombre de députés et de personnalités religieuses. Le mufti a dénoncé la libération de M. Samaha et demandé que « le tribunal militaire soit aboli » ou qu'il change de forme parce qu'il « ne peut être arbitraire et permanent ». Mohammad Kabbara, député de Tripoli et membre du bloc du Futur, a pour sa part rappelé que « l'Organisation des Nations unies avait demandé à l'État libanais, dans une circulaire publiée le 7 avril 1997, d'amender les prérogatives du tribunal militaire et de limiter son pouvoir aux affaires militaires exclusivement. Cette circulaire n'a jamais été respectée », a-t-il déploré.


Qu'en pense le duo "présidentiable" ayant, malgré son alignement en plein au 8 mars, reçu l'appui de ces FL et de ce Futur de ce même 14 Mars ?
12 h 55, le 25 janvier 2016