Yémen
El-Qaëda fait sauter un commissariat de police dans le Sud
Des membres présumés d'el-Qaëda ont fait sauter hier un commissariat de police dans le sud du Yémen sous contrôle des forces progouvernementales, ont indiqué des sources de sécurité sans faire état de victimes. L'attaque a eu lieu dans la ville de Houta, chef-lieu de la province de Lahej, où « les locaux du commissariat de police ont été soufflés par un engin explosif, commandé à distance par el-Qaëda », a déclaré l'une de ces sources. Les locaux étaient inoccupés lors de l'attaque, survenue au lendemain d'une visite d'inspection par le nouveau chef régional de la police, le colonel Adel al-Halimi, nommé cette semaine par le président Abd Rabbo Mansour Hadi, selon les mêmes sources. Les forces pro-Hadi peinent à rétablir la sécurité dans les territoires sous leur contrôle, où différents groupes armés, dont el-Qaëda, multiplient les attaques notamment contre les forces de sécurité et les symboles de l'État.
Afghanistan
Les talibans réitèrent leurs conditions à des pourparlers de paix
Les talibans ont de nouveau réclamé hier la fin de l' « occupation » étrangère de l'Afghanistan. Dans un communiqué transmis à l'AFP, les talibans demandent une nouvelle fois la « fin de l'occupation » des quelque 13 000 soldats de l'Otan encore déployés en Afghanistan. Ils réclament aussi la réouverture de leur « bureau politique », une représentation installée à Doha ouverte en juin 2013 mais fermée un mois plus tard. Interrogé par l'AFP sur ces conditions formulées au cours du séminaire à Doha, le porte-parole des talibans, Zabihullah Moudjahid a également réclamé le retrait des « listes noires américaines et de l'Onu » des cadres qui y figurent et dont les avoirs à l'étranger sont gelés et la liberté de mouvement restreinte. Le gouvernement afghan n'a envoyé aucun délégué à Doha, mais a d'emblée rejeté les exigences formulées par les talibans. « Les talibans doivent d'abord s'asseoir à la table des négociations et ensuite poser leurs conditions », a dit Aminudine Muzaffari, un membre du Haut-Conseil pour la paix, l'organe gouvernemental chargé de négocier avec les insurgés.
Bahreïn
Le leader emprisonné de l'opposition chiite interrogé pour des tweets
Le chef de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane, qui purge une peine de quatre ans de prison pour incitation à la désobéissance, a été interrogé hier à Manama concernant des « abus » dans des messages publiés sur son compte Twitter. Dans un communiqué, al-Wefaq, le mouvement d'opposition de cheikh Salmane, citant le ministère de l'Intérieur, précise que cheikh Salmane est poursuivi pour « des tweets exprimant son point de vue sur les réformes et la démocratie », que réclame l'opposition bahreïnie. Al-Wefaq a vivement critiqué la convocation de son chef par le parquet, une mesure « contraire à la Constitution » et qui « contrevient à toutes les conventions internationales (...) sur la liberté d'opinion et d'expression ». Al-Wefaq a également demandé hier « la suspension des nouvelles poursuites judiciaires et la libération immédiate de cheikh (Salmane) car sa détention est à l'origine injustifiée ».
Terrorisme
Obama exhorte le Pakistan à agir de façon sérieuse contre les extrémistes
Barack Obama a exhorté le Pakistan à montrer son « sérieux » dans la lutte contre les réseaux islamistes pakistanais, estimant que le récent massacre d'étudiants mettait en relief la nécessité d'une action forte. Dans un entretien à l'agence Press Trust of India (PTI) publié hier, le président américain a salué les récentes arrestations réalisées par les forces de sécurité pakistanaises mais estimé que le Pakistan devait s'engager plus fortement dans cette lutte. Selon lui, les actions contre les réseaux jihadistes constituaient une « politique appropriée » mais le Pakistan « pouvait et devait » faire plus. « Dans cette région et dans le monde, il ne doit y avoir aucune tolérance pour les refuges (de ces réseaux) et les terroristes doivent être traduits devant la justice », a dit Barack Obama.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef