Sur la mythique piste Ganslern de Kitzbühel, le Norvégien Henrik Kristoffersen s’est adjugé le slalom devant son rival Marcel Hirscher dans un magnifique duel lors de la seconde manche. Dominic Ebenbechler/Reuters
Le Norvégien Henrik Kristoffersen a offert hier à Kitzbühel un nouveau récital entre les piquets serrés lors de la seconde manche du slalom, pour signer son 5e succès de la saison dans la discipline, en Coupe du monde de ski alpin. Les spectateurs n'avaient pourtant d'yeux que pour l'idole Marcel Hirscher, l'autre maître des piquets. Le Salzbourgeois a été à la hauteur sur le second parcours, mais a dû s'incliner pour 3/100es.
« De la 12e place après la première manche jusqu'à la victoire, qu'est-ce qui s'est passé là ? C'est incroyable, malgré une erreur. Trois centièmes, c'est peu. Aussi, est-ce peut-être la victoire la plus sympa de ma carrière », s'est exclamé le Norvégien, à son premier succès à Kitzbühel.
Impossible n'est pas Kristoffersen. Aux JO de Sotchi 2014, à 19 ans, le prodige était remonté de la 15e place à la 3e.
Sentiment partagé
« Je suis supercontent. C'est un bon résultat pour moi, très positif. Mais Henrik est incroyable, actuellement le meilleur. » Le vaincu magnifique a ainsi exprimé un sentiment ambivalent. Hirscher restait sur deux échecs en slalom : éliminé en seconde manche il y a une semaine à Wengen, disqualifié dans la manche de combiné de Kitzbühel, vendredi.
Au classement général, le skieur d'Annaberg a fait la bonne opération. Il s'est rapproché à 27 points (889 contre 916) du Norvégien Aksel Lund Svindal, hors jeu car indisponible jusqu'à la fin de la saison après sa chute en descente samedi.
Désormais, c'est bien Kristoffersen (771 points), largement en tête au classement du slalom (580 points contre 420 à Hirscher), le principal rival de l'Autrichien, lancé à la conquête d'un 5e gros globe consécutif, un record.
Kristoffersen ne s'est incliné qu'une seule fois cette saison entre les piquets serrés, sur six slaloms, devancé de 21/100es par Hirscher à Santa Caterina Valfurva (Italie) le 6 janvier. La station lombarde avait repris l'épreuve annulée à Zagreb à cause du manque de neige.
Le prochain round de ce match haletant promet des étincelles, mardi dans la nuit de Schladming, où Kristoffersen avait cueilli en 2014 sa première victoire sur le circuit majeur, à la barbe de Hirscher (à 18/100es). L'Allemand Fritz Dopfer, meilleur temps sur le premier parcours, n'a pas tout perdu, complétant le podium à 45/100es de Kristoffersen.
Course exigeante
Sur une pente piégeuse par ses ruptures et la glace, les autres concurrents ont été balayés ou n'ont pas terminé. Plus de la moitié des 84 slalomeurs au départ sont restés en route.
Dossard n° 1, l'Italien Giuliano Razzoli a sonné l'hallali en chutant après quelques portes. Le champion olympique 2010 s'est blessé au genou gauche et la saison est probablement terminée pour l'Émilien. La veille, la descente avait donné lieu à des chutes sévères, dont celles de Svindal et de l'Autrichien Hannes Reichelt.
Les slalomeurs français sont repartis frustrés, la faute aux bâtons. Alexis Pinturault, vainqueur vendredi du supercombiné pour la 3e année consécutive, a laissé dans la glace son bâton droit lors des premières poussées. « C'est un coup de pas de chance, une chose qui arrive rarement. Je n'ai pas eu le temps de skier », a remarqué le Courchevellois.
Jean-Baptiste Grange, double vainqueur sur la piste (2008, 2011), a terminé 12e, à 2 sec 05. « Avoir cassé mon bâton gauche en haut de la deuxième manche ne m'a pas aidé. Les pointes des bâtons nous servent beaucoup à nous équilibrer dans la pente. J'ai donc dû jouer les équilibristes. C'est un peu rageant », s'est désolé le double champion du monde.
(Source : AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef