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Lifestyle - Un Peu Plus

Virtual insanity

Combien de gamins ont reçu un smartphone, une tablette, un ordinateur pour Noël. Même les moins chanceux ont mis les bouchées doubles pour offrir à leurs gosses l'outil indispensable pour devenir un être asocial, associable, virtuel. Eh oui, on aura beau compter et conter les bienfaits des nouvelles technologies, on ne peut pas ne pas admettre que depuis Internet, Web 2.0, iTunes, Facebook, Snapshat, Insta, Tinder... un tas de choses ont changé. Un tas.
Les jeunes d'aujourd'hui (oui, ça fait vieux réac) ne ressemblent en rien aux jeunes d'hier (oui, ça fait vieux nostalgique). Positivement et négativement. Ils sont plus libres, plus informés, plus ouverts, plus aware, plus rapides, plus curieux. Mais ils sont plus conditionnés, moins cultivés, plus enfermés, plus superficiels, plus pressés, moins patients. Ils sont au courant de beaucoup de choses mais, en fait, savent peu de choses.
La culture n'est plus la même. Tout est devenu jetable. Parce qu'il y a trop de tout. Trop d'informations tue l'information. Trop de chanteurs tue la musique. Trop d'avis tue l'opinion. Trop d'images tue le regard. Trop de malheurs tue l'empathie. Trop de dragues tue l'amour. Trop de conneries nourrit la connerie. Trop de choix... tue la sélection. On n'interagit plus comme avant. On se parle moins, on s'écrit plus. Enfin, on se texte plus. On ne sait plus appeler pour inviter quelqu'un. On lui envoie un message. Un mail même. Sans RSVP. Parce qu'en fait on se fout bien de savoir s'il vient ou pas, on se fout bien qu'il vienne tout court. Parce qu'au final, les gens qu'on invite sont loin d'être nos véritables friends. Mais au-delà de ces amis virtuels, de ces Likes qu'on attend fébrilement et tout ce qui a déjà été dit sur les dérives d'Internet et des réseaux sociaux, bla-bla-bla, il y a tellement de choses qu'on a perdues. Et nous sommes perdus également entre les bienfaits et les méfaits de cette nouvelle ère. Mais c'est surtout l'attente que nous avons perdue. Les plaisirs de l'attente.
Entre l'accès à tout, tout de suite, le choix, la multitude de choix, on ne sait plus attendre. On n'attend pas que le sillon d'un morceau s'arrête sous une aiguille, parce qu'on ne va pas se lever après 3:42 de musique. On ne connaît donc plus un album dans son intégrité. Avant (oui, ça fait vieux schnoque), quand un artiste sortait un disque, on écoutait tout le disque. Maintenant, on ne downloade plus qu'un ou deux, voire trois morceaux. Avant, on attendait Dallas, Beverly Hills 90210, Les Chevaliers du Zodiaque. On en parlait tous ensemble parce qu'il n'y avait que ça. On regardait les mêmes trucs. Il n'y avait qu'une heure de dessins animés par jour. On attendait l'heure du goûter. Maintenant, ce sont des chaînes entières de mangas qui nous abreuvent, des séries en veux-tu en voilà. Les uns regardent Sense8, les autres Mad Men, le cousin est plutôt Narcos, quant à la petite dernière, elle préfère Castle.
On n'attend plus la réponse à une lettre, ni un coup de fil. On n'attend plus que le téléphone sonne, ni qu'on nous rappelle. On est dans l'instantané, le tout de suite, l'urgence. Avant (oui, ça fait vieille conne), on sortait et on attendait de « flirter », d'être séduite. On attendait que les regards se croisent. On se demandait comment la rappeler, où trouver son numéro. Maintenant, on ouvre Facebook ou Tinder comme on ouvre un catalogue. On envoie un message. Deux messages et hop. On se retrouve. Les garçons n'attendent plus les filles en fleur en bas de chez elles. Non, les filles ne se font plus attendre, sinon elles passent leur tour.
Cercle vicieux? Non, un cercle virtuel.

Combien de gamins ont reçu un smartphone, une tablette, un ordinateur pour Noël. Même les moins chanceux ont mis les bouchées doubles pour offrir à leurs gosses l'outil indispensable pour devenir un être asocial, associable, virtuel. Eh oui, on aura beau compter et conter les bienfaits des nouvelles technologies, on ne peut pas ne pas admettre que depuis Internet, Web 2.0, iTunes, Facebook, Snapshat, Insta, Tinder... un tas de choses ont changé. Un tas.Les jeunes d'aujourd'hui (oui, ça fait vieux réac) ne ressemblent en rien aux jeunes d'hier (oui, ça fait vieux nostalgique). Positivement et négativement. Ils sont plus libres, plus informés, plus ouverts, plus aware, plus rapides, plus curieux. Mais ils sont plus conditionnés, moins cultivés, plus enfermés, plus superficiels, plus pressés, moins patients. Ils sont au...
commentaires (4)

Juste une adresse de vous et je vous envoie une lettre manuscrite faut préciser de nos jours , mais pas trop parce que trop de lettres tue LA LETTRE .

FRIK-A-FRAK

14 h 34, le 23 janvier 2016

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Commentaires (4)

  • Juste une adresse de vous et je vous envoie une lettre manuscrite faut préciser de nos jours , mais pas trop parce que trop de lettres tue LA LETTRE .

    FRIK-A-FRAK

    14 h 34, le 23 janvier 2016

  • Si Medea pouvait me communiquer son adresse je lui écrirai des lettres qui sentent bon le papier . Mais pas trop, trop de lettre tue La Lettre .

    FRIK-A-FRAK

    14 h 16, le 23 janvier 2016

  • Tout a fait vrai et bien senti '.. Les nouveautes du monde technologique nous abrutissent et nous deshumanisent .. Une petite digression : y a- il une penurie de correcteurs a l' OLJ ?

    Hitti arlette

    08 h 36, le 23 janvier 2016

  • Bassîîîtâ, Médéa ! C'est.... l'âge peut-être. Non ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 14, le 23 janvier 2016

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